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Deuxieme partie.
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FAMILLE DIS PASSKHKALX l)K N T11! OSTD K S

de toutes les mélodies, de tous les cris, de tous les siflleineiils, de tous lesaccents qui appartiennent aux autres Oiseaux, et même aux Quadrupèdes : c'estl'aboiement du Henard, le beuglement du lîisou, le miaulement du Chat-Cer-vier; c'est le citant de la Linotte et de la Perdrix, le glapissement du Henardet le caquet de la Poule; c’est la voix stridente du Hibou, voix si fidèlementimitée, qu’elle jette la terreur parmi les petits oiseaux du voisinage, et les meten fuite au milieu du jour, comme si leur ennemi nocturne les poursuivait à laclarté du soleil. Enfin une note "ère de la femelle se fait entendre,

c'est un son triste, étouffé, qui impose silence au Moqueur; aussitôt celui-ci«•esse son chant, et le couple s’occupe à chercher un lieu favorable pour l'établissentent de son nid. Ce nid est toujours placé à la proximité de quelque maisonhabitée ; le Polyglotte sait que son langage amuse l’homme, et il n’est nullementfarouche. C’est sur l’oranger, le figuier, le poirier, à la jonction de deux ra-meaux, qu’il construit le petit édifice: cinq œufs y sont déposés; leur forme estovale, ramassée, leur couleur est d'un vert léger, tacheté de brun. Il y a troiscouvees de deux mois en deux mois, du printemps à l'automne. Pendant l’incu-bation, le mâle va chercher des Insectes, et les apporte à sa femelle qui le remer-cie par un petit cri plein de tendresse ; celle-ci ne s’éloigne que rarement de sonnid, pour se rafraîchir ou se rouler dans le sable ; si, à son retour, elle trouve unrie ses œufs déplacé, elle pousse un cri bas et triste, qui fait accourir son com-pagnon, et on les voit se consoler mutuellement. Ne croyez pas que pour celaelle abandonne ses œufs : elle redouble au contraire d’assiduités et de soins, eine les quitte plus jusqu’à l’éclosion ; lorsque cette dernière époque est sur lepoint d’arriver, la mère se laisse prendre dans son nid plutôt que de l’abandon-ner. L’incubation dure quinze jours et les petits également ont quinze joursd’enfance : pendant ce temps, leurs parents les nourrissent avec des Vermis-seaux. Les planteurs respectent ces aimables voisins, et défendent à leurs en-fants de les inquiéter; leurs ennemis les plus dangereux sont les Chats domes-tiques et les Serpents. Quant aux Oiseaux de proie, il en est peu qui attaquentle Moqueur, car il se défend toujours avec énergie et va même au-devant del’agresseur; le seul qui le surprenne quelquefois, est le Faucon de Stanley{Falco Slanlcït). Ce Faucon vole bas et enlève le Moqueur sans s'arrêter; maiss’il manque son coup, le Passereau devient l’assaillant à son tour, il poursuit lebrigand, en appelant à lui ses pareils, et quoiqu’il ne puisse atteindre le Faucon,l’alarme donnée mettant tout le monde sur ses gardes, déconcerte le marau-deur. »

Les Polyglottes de la Louisiane n’émigrent pas; vers la fin d’octobre arriventdu Nord des émigrants, que les sédentaires reçoivent d’abord à coups de bec; cetaccueil intimide singulièrement les nouveaux venus, mais, pendant l’hiver, lasociabilité se rétablit. —Le Moqueur s’apprivoise facilement, et suit l’hommecomme un Chien ; quelquefois il sort et va chanter dans les bois, puis il revientquand revient son maître, mais l’éducation ne perfectionne point ses qualitésmusicales.

Les Merles tl'eau ont été séparés des Merles proprement dits, à cause de leurbec qui est comprimé, droit, à mandibules également hautes, Irés-menues, s’ai-guisant vers la pointe, la supérieure à peine arquée. Ils forment le genre l'.'niclc.

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