FAMILLE DES l'ASSEUEALX DENT I H OSTIt E S. S5
se promène au fond de l’eau, il paraît revêtu d’une couche de bulles d’air, qui luidonnent un éclat argenté.
Le genre des Loriots ne diffère de celui des Merles que par le bec un peu [dusfort, les pieds un peu plus courts, et les ailes un peu plus longues à proportion.— Le Loriot d’Europe (Oriolus Galbula, de Linné ) est une des plus bellesespèces d'Oiseaux que nous ayons en Europe : sa taille est à peu près celle duMerle ; le mâle est d’un beau jaune; les ailes, la queue, et une tache entre l'œilet le bec sont noirs, le bout de la queue est jaune; mais dans sa jeunesse, il a(comme la femelle, pendant toute sa vie) le jaune remplacé par de l’olivâtre, el-le noir par du brun. Le passage du Loriot a lieu au mois d’avril, quand il revientd’Afrique , et au mois d’août, quand il y retourne pour passer l’hiver. Dès leurarrivée, les Loriots s’apparient, et travaillent à leur nid, dont la constructionest admirable ; ils l’attachent à la bifurcation de deux petites branches, enlacentautour des deux rameaux qui forment cette bifurcation de longs brins de paille,de chanvre ou de laine, dont les uns, allant droit d’un rameau à l’autre, formentle bord du nid par devant, et les autres, pénétrant dans son tissu en passantpar-dessous, et venant se fixer à la branche opposée, donnent de la solidité àl’ouvrage. L’intérieur du nid est tapissé d’une couche de mousse, de toilesd’Araignées, desoies de Chenilles et déplumés, sur lesquelles la femelle déposequatre ou cinq œufs allongés, blanchâtres, semés de petites taches d’un brunnoirâtre. C’est avec des Insectes et des Larves que les Loriots alimentent leurspetits. Us les défendent contre leurs ennemis, et même contre l’homme. Gué-neau de Montbelliard rapporte qu’une mère, enlevée avec son nid, est morteen cage avec ses œufs sans les abandonner. — Les Loriots mangent, outre lesinsectes, des cerises et des baies succulentes quand ces fruits sont mûrs; etalors la chair devient grasse et savoureuse.
La Lyre (Mentira lyrn, de Vieillot) est un Oiseau de la Nouvelle-Hollande,qui a presque la taille d’un Faisan, et que, pour cette raison, quelques auteursavaient rapporté aux Gallinacés ; mais Cuvier a démontré qu’il appartient auxPassereaux , par ses pieds à doigts séparés (excepté la première articulation del’externe et du médian) et qu’il se rapproche des Merles par son bec triangulaireà sa base, allongé, un peu comprimé, et échancré vers sa pointe. Le mâle a unequeue très-remarquable, composée de seize pennes, dont douze écartéesparallèlement les unes des autres; deux médianes, garnies d’un côté seulementde barbes serrées, et deux extérieures courbées en S, â la manière des branchesd’une lyre, dont les barbes internes, grandes et serrées, représentent un largeruban, et les externes, très-courtes, ne s’élargissent que vers le bout. La femellen'a que douze pennes de structure ordinaire. C’est dans les forêts d’Eucalyptuset de Casuarina qu’habite ce magnifique Oiseau, dont la queue représente, dansles solitudes australes, la lyre des Grecs de l’ancien monde.
Nous allons passer à un genre extrêmement nombreux, reconnaissable à sonbec droit, menu, semblable à un poinçon : c’est le genre des Becs-fins, qu’on asubdivisé en beaucoup de sections ; nous nous bornerons à vous faire connaîtreles espèces les plus intéressantes.
Le Traquet Pâtre ( Molacilta rubicota, de Linné) est un petit Oiseaudon! la taille est de quatre pouces et demi; il est brun, à poitrine rousse, â