LES OISEAUX.
Ni
gorge noire, avec du blanc aux côtés du cou, sur l’aile et a la croupe. Il habitel'Europe et l'Afrique . On le voit sans cesse voltiger avec légèreté sur les buissonset les ronces, de là le nom spécifique de liubicola ; quant à son nom de Traquel,il lui vient du petit cri, semblable au tic tac d’un moulin, qu’il fait entendre,ou, selon quelques auteurs, de l’agitation continuelle de ses ailes et de sa queue.Il se nourrit d’insectes qu’il attrape en courant; il dépose son nid dans lessouches des buissons et les crevasses de rochers; il est de passage au printempset à l’automne, mais en Afrique il est sédentaire. — Le Traquet FamilierSijlvia sperala, de Vieillot; est une espèce de l’Afrique méridionale , dont lataille est de cinq pouces environ ; les parties supérieures sont brunes verdâtres ;les rémiges et leurs couvertures brunes, à bordure plus claire; les rectricesintermédiaires noirâtres, les deux latérales fauves, marquées obliquement denoirâtre ; les parties inférieures sont grises, nuancées de roux ; le bec et les piedsnoirs. —Cet Oiseau a pour tic de battre des ailes à chaque instant, ainsi que debaisser et de hausser la queue par intervalles. Il se pose rarement à terre et n’vreste jamais que pendant le temps nécessaire pour happer un Vermisseau. C’estle moins farouche des Passereaux : il se laisse attraper et caresser, dit Levaillant,sans donner aucun signe d’effroi; il suffit, pour l’attirer, de lui présenter unVer : il vient aussitôt se poser familièrement sur la main
Le Rouge-Gorge (Motacilla rnbecula, de Linné ) a le bec un peu plusdroit à la base que les Traquets; sa taille est de cinq pouces et demi ; il estgris brun en dessus; la gorge et la poitrine sont rousses, et le ventre est noir.—On rencontre les Rouges-Gorges en France , dans presque toutes les saisons.Ceux qui sont restés en hiver viennent, pendant les grands froids, se réfugierjusque dans les maisons ; au printemps, ils retournent dans les bois pour vconstruire leur nid. Le Rouge-Gorge est très-matinal; on entend dès l’aurorele ramage doux et modulé du mâle, qui se tient à quelque distance de la femellecouvant ses œufs. — Le Rossignol de muraille [Motacilla phœnicnrus,de Linné ) est brun en dessus; la gorge est noire ; la croupe et les pennes dela queue sont d’un roux clair; il niche dans les vieux murs, sous les toits demaisons isolées et dans des trous d’arhres. Le mâle fait entendre au printemps,surtout le soir et le matin, un ramage mélodieux, on domine parfois un accentde tristesse.
Les Fauvettes ont le bec droit, grêle partout, un peu comprimé en avant;l’arête supérieure se courbe un peu vers la pointe. — La plus célèbre de toutesles Fauvettes est le Rossignol ( Motacilla Lnscima, de Linné ) ; sa longueur estde six pouces deux lignes ; les parties supérieures sont d’un brun roux; la gorgeet le ventre blanchâtres ; la poitrine et les lianes cendrés; la première rémigeest courte; la deuxième, plus courte que la troisième, est égale à la cinquième.Voilà le signalement du Rossignol; mais ce qui fait surtout connaître cet Oiseau,c’est la mélodieuse variété de son chant. Il y a dans Ruffon une page admirable,dont l’auteur, Guéneau de Montbelliard, s’est élevé à la hauteur de son sujet. Apart quelques exagérations, qui font du Rossignol un artiste un peu trop civilisé,et qui d’ailleurs prenaient leur source dans un enthousiasme sincère, le ' edu Rossignol est un morceau achevé. On est tenté de croire que l’auteur avait unede ces Fauvettes chantant devant la fenêtre de son cabinet, et qu’il écrivait en