U S OISEAU X
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Ces Oiseaux sont originaires de la Nouvelle-Guinée et des îles voisines ; ils on(les plumes des flancs effilées et allongées en panaches plus longs que le corps;ces plumes donnent prise au vent qui les emporte malgré eux, et les force des’élever à de grandes hauteurs pour y trouver une atmosphère plus tranquille.Souvent aussi deux des plumes attachées à la croupe prennent la forme delongs filets ébarbés et se prolongent autant et plus que les plumes des flancs.— Ces Oiseaux magnifiques n’ont été connus en Europe que par les échantil-lons desséchés et mutilés dont on se sert pour faire des panaches. — Les natu-rels du pays leur arrachent les pieds et les ailes, de sorte que l’on a cru qu’ilsmanquaient réellement de ces membres et vivaient toujours dans l’air, soutenuspar les longues plumes de leurs flancs; mais dès qu'on a pu se procurerdes individus complets, on a vu qu’ils ne présentaient aucune anomalie, etprenaient place à côté des Corbeaux. — L’espèce la plus anciennement connueest le P ar api sée Eme n aupe i Paradisœa apoda, de Linné). Il est de la tailled’une Grive; son plumage est marron, le dessus de la tête et du col est jaune;le tour du bec et de la gorge, vert d’émeraude. C’est le mâle qui porte ces longsfaisceaux de plumes jaunâtres dont les femmes ornent leur coiffure. CetOiseau se perche la nuit sur le sommet des plus grands arbres, il en descendpendant la chaleur du jour et se tient caché sous le feuillage. Les Papouslui font une guerre active ; ils grimpent à l’arbre pendant la nuit, s’appro-chent de l’Oiseau jusqu’à ce que les branches refusent de les porter, et atten-dent patiemment le lever de l'aurore; au point du jour, avant le réveil de l’É-meraude, ils lui décochent des flèches acérées que leur a fournies la feuille dulatanier.
Famille pes Ténuirostres. — Nous arrivons à la quatrième famille desPassereaux : ce sont les Ténuiroslrc*, ainsi nommés à cause de leur bec menu,grêle, allongé et sans échancrure. Ils sont aux Conirostres ce que les Becs-Fins sont aux autres Dentirostres. Les Insectes forment leur principale nourri-ture. — Les Siltelles ont le bec droit, pointu et comprimé vers le bout ; leursmœurs sont analogues à celles des Pics, elles entament comme eux l’écorce desarbres à coups de bec, pour y chercher des Insectes; elles grimpent en toussens le long des arbres, mais elles n’ont qu’un doigt en arrière. Nous en avonsune espèce en Europe : c’est la Sittei.le iorciie-pot ( Silla Europœa, deLinné ). Elle est de la taille du Rouge-Gorge; son plumage est cendré bleuâtreen dessus, roussâtre en dessous, avec une bande noirâtre, descendant derrièrel’œil. — Ce petit Oiseau vit solitaire dans les bois; pendant l’été, il établit sonnid dans un trou d’arbre ; si l'ouverture est trop grande, il la rétrécit avecde la terre grasse, de là son nom vulgaire de Pic-Maçon; il est granivore au-tant qu’insectivore. La Sittelle s’éloigne peu des lieux de sa naissance, où letrou d’arbre qui lui a servi de berceau lui tient aussi lieu de magasin pour yamasser des noisettes et différentes graines, qu’elle casse à coups de bec aprèsles avoir fixées entre ses pattes.
Les Grimpereaux sont des Ténuirostres dont le bec est arqué; ils doiventleur nom à leurs habitudes, qui rappellent celles des Pics : comme eux, en effet,ils grimpent aux arbres, en se servant de leur queue comme d’un arc-boutant,et comme eux ils ont les pennes de la queue usées et finissant en pointe roide.