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Deuxieme partie.
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I. K S OISK AIJX.

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politesse do l'espèce, la femelle ne dépose dans ce berceau confortable <jue deuxœufs d'un blanc pur. Dix jours sont nécessaires pour les faire éclore, et l'Oiseauélève deux couvées dans la même saison. Au bout d’une semaine, les petits peu-vent voler, mais ils sont encore nourris par leurs parents pendant près d'uneautre semaine : ils reçoivent leur nourriture directement du bec des vieux, qui laleur dégorgent comme des Pigeons; puis, quand ils sont en état de se pourvoireux-mêmes, les petits s’associent à d'autres nouvelles couvées, et font leur migra-tion à part des vieux oiseaux. Us n’ont qu’au printemps suivant leur coloriscomplet, quoique déjà la gorge du mâle soit fortement empreinte de teintes ru-bis, avant, la migration d’automne.

« Ces Oiseaux affectionnent surtout les fleurs dont la corolle est tubuleuse,telles que le Datura stramonium, le Bignonia radicaux et le Chèvrefeuille, nonpas seulement pour étancher leur soif en pompant le nectar quelles renferment,mais surtout pour se nourrir des petits Coléoptères et des Mouches que ce nectarattire. Ils sont peu farouches, ne fuient pas l’homme, et entrent même dans les.appartements où se trouvent des fleurs fraîches; ils abondent surtout dans laLouisiane . On les prend en les tirant avec un fusil chargé d’eau, pour ménagerleurs plumes, ou mieux encore en employant un filet à Papillons. »

Si quelques espèces de Colibris sont peu farouches et recherchent les lieuxhabités, il eu est (pii préfèrent les retraites solitaires des forêts vierges; de cenombre esL le Colibri chatoyant (Trochilus radiosus), nommé au Brésil Béja-Flor, et dont le savant explorateur A. de Saint-IIilaire a fait connaître enEurope les premiers individus. Il se plaît sous les ombrages touffus des Mate-Virgem’s, au milieu des rochers granitiques parmi lesquels les torrents se frayentun passage sinueux, et coulent en bouillonnant sous les haies de Bambous quibordent leur lit. L’éternelle fraîcheur de ces lieux favorise le développementd’une multitude de plantes parasites : les Vanilles, les Amaryllis, les Tillandsia,serpentent à l’envi sur une même branche, ou sur la surface aride d’un roc, ets’entremêlent avec les Arums et les Scolopendres. C’est là que vit le Béja-Flor.Son caractère sauvage rend ses mœurs difficiles à observer : il a le vol rapide,et sa fuite est accompagnée d’un cri fort et plaintif; s’il est en colère, ou s’ilse défend contre l'attaque d'un autre Oiseau, il étale sa queue richement nuan-cée de pourpre incandescent.

Nous terminerons la famille des Passereaux ténuirostres parle genre Huppe.Ces Oiseaux ont sur la tète un ornement formé d’une double rangée de longuesplumes qui se redressent au gré de l'Oiseau ; le bec est plus long que la tête, fai-blement arqué, triangulaire à sa base; la mandibule supérieure est plus longue(pie l’inférieure. — Les Huppes sont très-friandes de Scarabées : elles les froissentà coups de bec jusqu’à ce qu’elles en aient formé une sorte de bol allongé ; puiselles le jettent en l’air de manière à pouvoir le saisir et l’avaler par sa longueur ;s'il tombe en travers, elles recommencent. Tout en faisant leur repas, elles setiennent en garde contre les Oiseaux de proie, (pii pourraient venger sur elles lesInsectes qu’elles viennent d’immoler. Dès qu’un Corbeau passe au-dessus d’elles,elles se couchent à plat ventre, en étalant leurs ailes et leur queue, qui les en-tourent connue d’une couronne; la tête renversée sur le dos présente le bec enl’air; et dans cette posture singulière on prendrait l’Oiseau pour un vieux chiffon.