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dans le gosier de l’Oiseau. Cette manoeuvre s'exécute en un clin d’œil, et necoûte à la (leur qu'une gouttelette de nectar, enlevée en même temps que le pet ilScarabée ; larcin qui n'appauvril pas la plante, et la délivre d'un parasite nuisible.
« Les prairies, les vergers, les champs et les forêts sont tour à tour visitéspar V Huntmhig-liinl, et partout il trouve plaisir et nourriture. Sa gorge estau-dessus de toute description : c'est, tantôt, l’éclat mobile du feu, tantôt le noirprofond du velours; son corps, qui brille en dessus d’un vert doré, traverse l’es-pace avec la vitesse de l'éclair, et tombe sur chaque fleur comme un rayon delumière. Il se relève, se précipite, puis revient, monte ou descend, toujourspar bonds aussi brusques que rapides... C’est ainsi qu’il nous apparaît dans lesprovinces septentrionales de l’Union, s’avançant avec les beaux jours, et se re-tirant prudemment aux approches de l'automne.
« Que de plaisirs n'ai-je pas éprouvés à étudier les momrs, et à suivre la viveexpression des sentiments d’un couple de ces créatures célestes pendant la sai-son des œufs! Le mâle étale son riche poitrail pour en faire reluire les écailles,pirouette sur une seule aile, et tournoie autour de sa douce compagne; puissejette sur une lleur épanouie, charge son bec de butin, et vient déposer dans lebec, de son amie l’insecte et le miel qu’il a recueillis pour elle... Lorsque sesattentions délicates sont accueillies, son allure est vive et peint le bonheur, ettandis que la femelle se régale des mets qu'il lui a présentés, il l'évente avecses ailes. Quand la ponte approche, le mâle redouble de soins, et manifeste sondévouement par un courage supérieur à ses forces : il ne craint pas de donnerla chasse à 1 'Oiseau-Bleu et au Martin; il ose même se mesurer avec le Gobc-Mouclie iijran, et, tout fier de son audace, il retourne vers sa compagne en agi-tant joyeusement ses ailes résonnantes.... Chacun peut comprendre, mais nulne peut exprimer par des paroles ces témoignages de tendresse courageuse etfidèle, que le mâle, si déhile en apparence, donne à sa femelle, pour justifiersa confiance et la sécurité qu’elle devra conserver sur le nid où va bientôt laretenir l’amour maternel.
« Dans le nid de cet Oiseau-Mouche, que de fois j’ai jeté un regard furtif sursa progéniture nouvellement éclose! deux petits, gros comme une abeille, nus.aveugles et débiles, pouvaient â peine soulever le bec pour recevoir leur nourri-lure : mais combien d’alarmes douloureuses ma présence faisait éprouver aupère et à la mère! Ils rasaient d'un vol inquiet mon visage, descendaient sur lerameau le plus voisin, remontaient, volaient à droite, à gauche, et attendaientavec une anxiété manifeste le résultat de ma visite; pais, dès qu'ils s’étaientassurés que ma curiosité élait inoffensive, quels transports de joie ils faisaientéclater! Je croyais voir, dans leur expression la plus naïve, les angoisses d’unepauvre mère qui craint de perdre son fils atteint d’une maladie dangereuse, etle bonheur de cette mère quand le médecin vient d'annoncer que la crise estpassée et que l’enfant est sauvé.
« Le nid du Rubis est de la texture la plus délicate; la partie extérieureest formée d’un lichen gris, et semble faire partie intégrante de la branche,comme une excroissance développée par accident. La partie attenante consiste ensubstances cotonneuses, et le fond en libres soyeuses, obtenues de différentesplantes. Contre l’axiome qui dit que le nombre d’œufs est en rapport avec la