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Deuxieme partie.
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icur ne grimpe jamais : c'esl a terre ipiil cherche sa proie, c'est en la grattant «les pieds et en la piochant «lu liée «pi’il découvre les trous pratiqués parles larves des Hannetons, des Carabes et autres Insectes dont le Ver a unevie souterraine; c’est avec sa longue langue à harpons qu’il retire ces larvesde leurs trous, connue le pratiquent les autres l’ics à l’égard de celles «|ui viventsous l’écorce des arbres. Les Pics laboureurs habitent les montagnes rocheusesde l’Afrique méridionale , d’où ils s'échappent, pendant le jour pour sedans les plaines, et où ils reviennent le soir pour regagner des cavernes danslesquelles ils élèvent aussi leurs petits.

Le Pic aux ailes dorées ( Pims aaraïus, de Latham) est un Oiseau del’Amérique septentrionale, dont la taille est de onze pouces; il a les parties su-périeures brunes, rayées de noirâtre, le sommet de la tète et le col d'un gris’ la nuque d’un rouge vif, les moustaches noires, la croupe blanche, lescouvertures de la queue varities de noir et de blanc, les tiges des rémiges et desrectrices d’un brun jaune doré, le devant du col d’un cendré vineux, un largecroissant noir sur la poitrine, les parties inférieures blanchâtres, lavées de rous-sâtre, le bec noir et les pieds bruns. Cet Oiseau est vulgairement appelé Pique-bois jaune par les Français de la Louisiane . Dès «pie le temps des œufs estarrivé, sa voix se fait entendre du sommet des arbres vieux et desséchés, pro-clamant joyeusement l’ouverture de la belle saison. Son chant est la joie elle-même, car il imite un rire jovial et prolongé. On voit une douzaine de mâlesattachés â courtiser une seule femelle, voltiger autour d’elle, monter, descendre,baisser la tête, étendre la «pieue, se balancer en avant, en arriére, â droite, agauche, exécuter enfin une espèce de ballet burlesque, dont il est difficile d'êtretémoin sans rire. C’est ainsi «pie les prétendants témoignent â leur belle le désirde lui plaire et de l’amuser. Point «le jalousie, point de haine entre ces dandysemplumés ; d'arbre en arbre, de buisson en buisson, les mêmes cérémonies se ré-pètent : la coquette, après bien des indécisions, donne un coup de bec â celuiqu’elle honore de son choix, aussitôt tous les prétendants s’envolent, et le couples’occupe de chercher une habitation commode pour la future famille; ils partentensemble et choisissent dans le bois un tronc d’arbre facile à creuser. Tour âtour le mâle et sa compagne opèrent à coups de bec l’excavation qui doit con-tenir eux et leurs petits. A mesure qu’un débris de l’arbre vole dans l’air sousle bec de l’un d’eux, l’autre le félicite par un cri aigu qui exprime la joie. Enfinle nid s’achève, et c’est, plaisir de voir les deux Oiseaux monter et redescendrel’arbre dans tous les sens, aiguiser leur bec sur tous les rameaux, chasserinexorablement les Kouges-Gorges, les Geais pourprés et les autres Oiseaux dontle voisinage leur est suspect, aller en course lointaine â la recherche de Four-mis , de larves et, d’insectes. Quinze jours après, six œufs blancs et transpa-rents comme le cristal sont déposés dans le nid. Ilélas! ils n’échappent, pastoujours à la voracité de la Couleuvre noire; lis parents eux-mêmes sont atta-qués par l’Epervier, mais ils trouvent facilement un asile impénétrable dansles trous étroits et profonds des arbres.

Le petit genre des Torcols offre une langue allongeable comme celle desl'ics, mais dépourvue de barbelures : leur queue n’a «pie des pennes de formeordinaire; ils ne grimpent ipie très-peu: ils ont. «lu reste, les mœurs des l’ics