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I.KS 01SKAUX.
s'annonce par un chant assez monotone auquel il doit son nom. Il habite les boissitués sur les coteaux, vit seul et change de place à tous moments pour cherchersa nourriture, qui consiste en Insectes et en Chenilles : il peut même avaler lesChenilles velues, ce que ne font pas les autres petits Oiseaux; de même que lesHapaces nocturnes, il vomit les poils roulés en houlette dans son estomac. Ilmange aussi les œuls des petits Oiseaux. Le Coucou se laisse approcher diflici-lement, et vole d’arbre en arbre sans s’éloigner beaucoup du chasseur. Sa chairest grasse et bonne à manger vers l'arrière-saison; c’est à son arrivée en avrilque la comparaison proverbiale, maigre comme un Coucou , a sa juste application.Il émigre en voyageant de nuit, et va chercher sous les tropiques la nourriturequi lui manquerait chez nous en hiver.
Le Coucou solitaire ( Cucuius solitarius, de Cuvier) est une espèce d’A-frique dont la taille est de dix pouces; les parties supérieures sont noirâtresavec l'extrémité des barbules cendrée; les rectrices sont terminées de blanc etles rémiges noirâtres; les parties inférieures sont rousses ; le bec est brun, jau-nâtre en dessous à sa base. — Cet Oiseau a été nommé Solitaire par Levaillant,parce qu’on en rencontre rarement plus d’un couple dans une assez vaste éten-due de pays. C’est le mâle qui fait entendre continuellement un chant plaintif etlamentable : con-a-ach, composé de trois notes, dont la première est basse, ladeuxième est la quarte de la première, et la troisième l’octave de la précédente.La femelle fait entendre une espèce de roucoulement sonore, qui exprime lecontentement. C’est surtout an Jan-Fréilric et au Capocier que ce Coucou laissele soin de couver ses œufs et d’élever ses petits. Levaillant a vu ces œufs éclorele vingt-troisième jour chez le Capocier et le dix-neuvième chez le Jan-Frédric,ce qui prouve que la durée de l’incubation dépend uniquement de la couveuse.
Le Coucou criard ( Cucuius clamosus, de Cuvier) appartient aussi à l’Afriqueméridionale . Sa taille est de douze pouces ; son plumage est d’un noir bleuâtre ;les rémiges sont noires vers l’extrémité; les rectrices étagées et terminées deblanc; le bec noir et les pieds jaunâtres. — Cet Oiseau a une voix forte et re-tentissante qui se fait entendre à des distances prodigieuses; il commence satriste chanson dès l’aube du jour et la reprend le soir : c’est une phrase de troisnotes, se succédant par tierces et exprimant les syllabes lia, lioua, ncli. 11 dé-pose ses œufs dans le nid du Capocier, et comme ce nid est entièrement fermé,à la réserve d’un petit trou par où pénètre l’Oiseau qui l’a fait, on ne peut ad-mettre que le Coucou y soit entré pour y pondre son œuf; c’est ce qui condui-sit Levaillant â soupçonner que les Coucous transportaient dans leur bec l’œufqu’ils voulaient déposer dans le nid hospitalier. Ce fut une autre espèce de Cou-cou , le Dridric, dont nous allons parler, qui confirma les soupçons de cet ingé-nieux observateur.
LeCoucou Dridric ( Cucuius auralus, de Linné) a, comme les espèces pré-cédentes, été observé en Afrique par Levaillant. Sa taille est de sept pouces etdemi; les parties supérieures sont d’un vert doré avec cinq bandes blanches surla tête; les rémiges sont d’un brun verdâtre, tacheté de blanc; les rectrices peuétagées, terminées de blanc, les parties inférieures sont blanches; le bec et lespieds bruns, l’iris orangé. Le Dridric diffère des espèces précédentes par sonbec un peu plus déprimé. Ce magnifique Coucou est peu difficile â découvrir;