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le mâle chaule sans cesse d'un ton égal et trainant les syllabes di-di-di-dric, <|iiilui ont donné son nom ; la femelle n’a qu’un cri, wic, wic, par lequel elle répondà l’appel de son compagnon.
Les Coucals sont des espèces d'Afrique et des Indes qui diffèrent des Cou-cous par l’ongle de leur pouce, qui est long, droit et pointu comme chez lesAlouettes (de là le mot Coucal, composé de Coucou et d’Alouette). Ils en diffè-rent surtout par leurs moeurs, car ils couvent eux-mêmes leurs œufs, qu’ils pon-dent dans des creux d’arbre : tel est le Coucal IIouhou (Cucutus cegyptiuset senegatensis, de Latham), dont la taille est de quinze pouces; les parties supé-rieures sont d'un vert obscur irisé; les tectrices de l’aile, d’un roux verdâtre;les rémiges rousses terminées de vert; la croupe brune, les rectrices vertes, avecdes reflets brillants ; les parties inférieures d'un blanc roussâtre, le bec noir, l’irisrouge et les pieds noirâtres.—Le IIouhou exprime très-distinctement par ses crisles syllabes courou, couroucou, cou, cou, cou. Connue tous les Oiseaux chanteurs,les IIoulious sont très-faciles à approcher pendant qu’ils chantent : dans toutautre moment ils sont très-défiants et ne se laissent jamais surprendre. Si ontue le mâle le premier, on n’aura pas la femelle ; mais en tuant la femelle, onest sûr d’avoir le mâle, qui vient l’appeler par des cris perçants, sans cesserpour cela de chanter le matin et le soir aux heures accoutumées. Les IIouliousont l’habitude singulière de se percher dans le sens longitudinal des branchesbasses des arbres.
Les Indicateurs ont été, comme les Coucals, séparés par Levaillant des Coucousproprement dits, dont ils se distinguent, non-seulement par leurs mœurs (carils couvent leurs œufs), mais par leur bec, qui est court, haut, presque coniquecomme celui du Moineau , et par leur queue composée de douze pennes, qui està la fois un peu étagée et un peu fourchue. On en connaît deux espèces afri-caines : ce sont le petit et le grand Indicateurs. Le grand Indicateur ((.«-culus indicator, de Latham) a six pouces de hauteur; il est d’un pouce plus grandque l'autre ; les parties supérieures de son corps sont d’un gris roussâtre ; lescouvertures de l’aile sont marquées d’une tache jaune; les rémiges sont brunes,le sommet de la tète gris, la gorge et la poitrine blanchâtres et le ventre blancs.Les Indicateurs se nourrissent du miel qu’ils découvrent dans les forêts, etcomme leur voix criarde, leur vol court et leur caractère peu farouche permet-tent à l’homme de les suivre, les habitants de l’Afrique croient que ce Coucouappelle le voyageur pour lui indiquer les ruches d’Abeilles et partager ensuiteavec lui le fruit de sa découverte. Vous n’aurez pas de peine à comprendre quesi un Indicateur avait besoin, pour vivre, de l’intervention de l'homme, ilmourrait de faim dans les déserts où l’IIomme ne pénètre jamais, et s’il criequand un chasseur le suit, ces cris expriment plutôt la crainte que le plaisir.L’Indicateur niche dans des trous d’arbre, et pond ses œufs sur le bois ver-moulu. Il se repaît du miel et de la cire des ruches qu’il a découvertes; maisil ne mange pas les Abeilles, quoiqu’il en détruise beaucoup en se défendantcontre leurs piqûres. Celles-ci le harcèlent avec persévérance en l’attaquant tou-jours aux yeux, et il n’est pas rare de rencontrer au pied des ruches le cadavred’un Indicateur qui, après avoir été aveuglé par les Abeilles, n’a pu gagner unasile, et est mort de faim devant la cité qu’il était venu dévaster.