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Deuxieme partie.
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1' AMI Ll.i; DLS PIGEONS.

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courte inemlirane, et dentelés le long de leurs bords. Les l’igeons, au con-traire, sont constamment monogames, c’est-à-dire que chacun d'eux n’a qu'uneseule compagne; ils volent bien, et nichent pour la plupart sur les arbres;leurs doigts sont entièrement libres, et leur queue n’a que douze pennes, tan-dis que, dans les Gallinacés proprement dits, la queue est de quatorze pennes,et même quelquefois de dix-huit.

Famille des Pigeons. — Les Pigeons étant, à quelques égards, intermé-diaires entre les Gallinacés et les Passereaux , c’est par eux que nous commen-cerons. Outre les caractères généraux que nous venonsd’indiquer, ils ont le beccomprimé, courbé à sa pointe, et portant à la base de la mandibule supérieureune peau nue et molle dans laquelle s’ouvrent les narines, que recouvre uneécaille cartilagineuse et renflée. Leurs mœurs sont douces et familières; ils vi-vent par paires ; les deux époux montrent l’un pour l’autre une tendresse et uneconstance remarquables, et leur première alliance est ordinairement la seulequ’ils contractent dans le cours de leur vie. Le mâle aide sa femelle à construireson nid et à couver. La ponte ne se compose ordinairement que de deux œufs,mais elle se renouvelle plusieurs fois dans l’année ; les petits ne sont pas ca-pables de marcher dès leur naissance, comme cela arrive chez les Gallinacésordinaires : ils naissent aveugles et très-faibles, couverts d’un léger duvet,et ne quittent leur nid que très-garnis de plumes ; jusqu’à cette époqueleurs parents les nourrissent en dégorgeant dans leur bec des aliments réduitsà l’état de bouillie. Le régime des Pigeons consiste presque entièrement engraines et en baies; quelquefois ils mangent des Escargots ou des Insectes, etlorsqu’ils boivent, c’est tout d’un trait en plongeant la tête dans l’eau, tandisque les autres Gallinacés relèvent la tète à chaque gorgée. Quant à leur habita-tion, c’est surtout à la lisière des forêts et dans le voisinage des eaux qu’on lesrencontre; ils ne vont guère en troupes que dans leurs migrations. Leur vol estlourd et bruyant, mais il peut être soutenu longtemps.

La famille des Pigeons se compose de trois genres: 1° les Colombes , qui ontles pieds courts et le bec grêle et flexible; 2> les Colombi-gatlines, que leurstarses élevés et leurs mœurs rapprochent des Gallinacés proprement dits; 3° lesColombars, qui forment une division bien tranchée, caractérisée par un bec groset solide, des tarses courts, des pieds larges et bien bordés.

Nous n’avons en Europe que des espèces du genre Colombe; on en connaîtquatre à l’état sauvage : ce sont le Ramier , le petit Ramier, le Biset et la Tour-terelle. Toutes s'apprivoisent plus ou moins facilement, mais le Biset est la seulequi soit véritablement domestique. Nous l’estimons, non-seulement à cause dela sapidité de sa chair, et de plusieurs autres qualités dont nous vous parleronstout à l’heure, maison le recherche aussi comme objet d’agrément: son plu-mage chatoyant, son roucoulement doux, accompagné de gestes bizarres, soncaractère aimant, en font un oiseau de chambre aussi bien qu’un oiseau decolombier. La Tourterelle n’est pas moins intéressante par ses mœurs aima-bles; mais ce qui décolore un peu la poésie dont notre imagination se plaît àl’entourer, c’est que les habitants des contrées froides et humides de l’Europe lui attribuent la singulière propriété d'attirer à elle leurs fluxions et leurs rhu-matismes : ils la conservent en conséquence près d’eux pendant l'hiver dansn. IS