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Deuxieme partie.
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Oit Mit F. MF S ÉCH A SSIKKs

I.S7

O K DUE DES ÉC H ASSIEDS.

Les Oiseaux qui vont nous occuper ont, pour caractère commun, la nuditéde la partie inférieure de leur jambe ; à cette disposition se joint généralementla hauteur des tarses, ce qui leur permet d’entrer dans l’eau jusqu’à une cer-taine profondeur sans se mouiller les plumes, d’y marcher à gué, et d’y pêcherleur nourriture, au moyen de leur long bec et de leur long col, proportionnés àleurs jambes ; de là le nom d 'Oiseaux (le rivage. On a cependant rangé parmiles Échassiers des espèces qui vivent loin des eaux, et ont les mœurs des Galli-nacés, mais qui s’éloignent de ces derniers par leur structureet surtout par leurslongues jambes : telles sont les Autruches ; d’un autre côté, on a admis commeÉchassiers, des Oiseaux dont les pattes ne sont pas très-longues, mais dont leshabitudes aquatiques ne permettent pas de les séparer des Oiseaux de rivage :tels sont les Clüoni <. L’ordre des Échassiers se compose de cinq familles prin-cipales, et de quelques genres isolés.

Famille des R ré v i r enn es. —Cette famille est caractérisée par la briè-veté extrême des ailes, qui rend le vol impossible. Les muscles qui servent amouvoir les ailes, ainsi que les os auxquels s’attachent les muscles, sont grêleset faibles; mais, par compensation, les pattes sont longues et robustes, et lesmuscles de la cuisse et de la jambe sont d’une épaisseur énorme; aussi les üré-vipennes courent-ils avec une célérité extrême. Ils n’ont pas les mœurs des Oi-seaux de rivage; ils vivent dans les lieux secs, se nourrissent d’herbes et degraines, et leur bec médiocre et peu pointu les rapproche des Gallinacés. Cettepetite famille ne se compose que de deux genres : les Autruches et les Cusoars.

Les Autruches, malgré la brièveté de leurs ailes, s’en servent comme d’unevoile pour accélérer leur course ; elles n’ont pas de pouce ; leur bec est aplati,et leur langue courte et arrondie. Les plumes de ces Oiseaux sont recherchéesà cause de leur tige fine et de leurs barbes qui, quoique garnies de barbules,ne s’accrochent point ensemble, comme chez la plupart des Oiseaux. On euconnaît deux espèces. L’ Autruche d’Afrique ( Strutliio camelus, deLinné ) n’a que deux doigts, dont l’extérieur est court et dépourvu d’ongle. C’eslle plus grand de tous les Oiseaux : elle atteint sept et même huit pieds de hau-teur; le mâle est d’un beau noir mêlé de blanc, avec de grandes plumes blanchesaux ailes et à la queue ; chez la femelle, le noir est remplacé par du gris uni-forme. C’est le mâle de cette espèce qui fournit les belles plumes larges et on-doyantes dont les dames se servent pour leur parure. L’Autruche, célèbre dèsla plus haute antiquité, vit en troupes dans les désert sablonneux de l’Afrique clde l’Arabie. Elle est herbivore, et sa voracité est excessive ; son goût est siobtus, qu elle avale indifféremment des cailloux, des morceaux de fer, de cuivre,de verre, des pièces de monnaie : de là l'erreur populaire qui attribue à cetOiseau la faculté de digérer les métaux. Dans les régions inlertropicales.