I-'W LES OISEAUX.
I Autruche ne couve |>us ses omis, elle se conlcnle de les exposer dans le sablea la chaleur du soleil; mais en deçà et au delà des tropiques, l’incubation estrégulière et constante. Dans la saison des œufs, plusieurs femelles se réunissentet pondent dans un trou commun, qui contient quelquefois jusqu’à soixanteœufs ; Autruche en pond une douzaine; ces œufs pèsent environ trois
livres. Les femelles couvent tour à tour pendant la journée, et la nuit c’est lemâle qui prend leur place, parce qu’alors il s'agit non pas seulement d’entrete-nir la chaleur, mais de défendre les œufs contre les attaques des Chats-Tigreset des Chacals . L’incuhation dure trente-six à quarante jours et n’interromptpas toujours la ponte; mais les œufs tardifs sont mis à part, et doivent servirde nourriture aux poussins qui sortiront de leur coquille. Les Autruches, quequelques naturalistes représentent comme des animaux stupides, sont très-vi-gilantes et très-rusées pour éviter la poursuite des chasseurs. Elles courentplus rapidement que le meilleur cheval, et, tout en courant, elles lancent der-rière elles des pierres avec une grande vigueur ; mais l’industrie humaine saitrendre inutiles tous ces moyens de défense : des cavaliers, montés sur des chevauxbons coureurs, cernent les troupes d’Aulruches, resserrent peu à peu l’espacequ’elles occupent, se les renvoient les uns aux autres, et, quand les pauvresOiseaux tombent épuisés de fatigue, ils les assomment à coups de bâton.
Le Nandou, ou Autruche d’Amérique (Slrulhin rhea, de Linné ), estplus petit de moitié que l’espèce précédente, et s’en distingue surtout par sespieds qui ont trois doigts, tous munis d’ongles: son plumage est moins fourni,il est grisâtre, plus brun sur le dos ; une ligne noirâtre descend le long de lanuque du mâle. Cet Oiseau vit par couples, ou en petites troupes, dans lesplaines de l’Amérique méridionale. Il court avec une extrême rapidité, et nageaussi très-bien. Ses [dûmes n’ont pas la même valeur que celles de son congé-nère d’Afrique ; on ne les emploie guère que pour faire des balais. Cet Oiseau,pris jeune, s’apprivoise aisément.
Les Cci'onrs ont les ailes encore plus courtes que les Autruches, et ces ailesleur sont inutiles pour la course, mais leurs pieds, qui ont trois doigts munisd’ongles, sont très-agiles. Ces Oiseaux, qui habitent la Nouvelle-Hollande etl’Archipel indien , y représentent l'Autruche, mais ils s’en distinguent au pre-mier coup d’œil par leurs plumes dont les barbes, presque dépourvues de bar-bules, ressemblent de loin à des crins tombants. LcCasoar a casque, ouÉmeu (Stnitlùn cnsumiits, de Linné 1 est le plus grand des Oiseaux aprèsl’Autruche; il habile l’Archipel des Indes: ses ' es sont pour la plupartdoubles; chaque tuyau produit deux tiges; les ailes sont armées de cinqpennes, faibles et dénuées de barbes, qui ressemblent à des piquants, et sontpour l’Oiseau de véritables armes; son bec est comprimé latéralement; sa tèteest ornée d’une proéminence osseuse, en forme de casque, et garnie, ainsi quele haut du col, d’une peau nue, teinte en bleu céleste et en couleur de feu. Ilne mange pas de graines, et se nourrit de fruits et d’œufs. — Le Cnsonr de laN ourdie-Hollande n'a pas de casque sur la tête; son bec est déprimé, et sesailes sont dépourvues d’éperons.
Famille des Pkessirostres. — La seconde famille des Echassiers ren-lerine des Heures qui nul les jambes élevées, sans pouce, ou a pouce trop élève