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Deuxieme partie.
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LES OISEAUX

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do cos Oiseaux était puni de mort; on embaumait son cadavre avec autant desoin que celui du parent le plus cher. Ce culte était fondé sur un sentiment degratitude populaire : on croyait que l'Ibis arrêtait sur les frontières des légionsde Serpents qui auraient pu venir infester l’Egypte . Les prêtres assuraient queMercure, venant civiliser le genre humain, avait pris la figure d’un Ibis pourdescendre sur la terre. — L’Ibis bouge ( Scolopax ruina, de Linné ) habitel'Amérique méridionale ; il est remarquable par la belle couleur rouge vif deson plumage, que fait ressortir l’extrémité noire de ses pennes. Ce n’est qu’àl’âge de deux ans que cette couleur rouge paraît; les jeunes sont d’abord cou'verts d’un duvet noirâtre, qui devient cendré, puis blanchâtre, quand ils com-mencent à voler. L’Ibis rouge ne voyage point, et vit en troupes dans les lieuxmarécageux, voisins des embouchures des fleuves; il s’apprivoise facilement.— L’Ibis vert, ou Courlis vert (Scolopax falcinellus, de Linné) est unebelle espèce du midi de l’Europe et du nord de l’Afrique , dont le corps est d’unroux pourpré, à manteau vert foncé. Cuvier pense que cet Oiseau est celui queles anciens nommaient Ibis noir, pour le distinguer de l’Ibis sacré, qui a dublanc sur la plus grande partie de son plumage.

Les Bécasses ont le bec droit, un peu renflé, mou vers le bout et creusérlans presque toute la longueur par les sillons des narines; leurs pieds ne sontpoint palmés, leur tête est comprimée, et porte de gros yeux placés fort enarrière, ce qui donne à ces Oiseaux une physionomie stupide.—La Bécassecommune ( Scolopax ruslicola, de Linné) est connue de tout le monde: sagrosseur est celle de nos Perdrix ; son plumage est varié en dessus de tacheset de bandes grises, rousses et noires; il est gris en dessous, avec des lignestransversales noirâtres; le caractère spécifique consiste en quatre larges bandesnoires, qui se succèdent transversalement sur le derrière de la tête. — La Bé-casse est répandue dans presque tout l’ancien continent ; on la trouve aussi dansle nouveau. Elle habite pendant l’été les hautes montagnes, et descend à l’au-omne dans nos bois les plus couverts; elle est alors très-recherchée du chas-seur, à cause de sa chair qui est devenue grasse et succulente. Son naturel esttrès-farouche; elle voit mieux la nuit que le jour; elle marche mal, prend sonessor lourdement, et, après un vol court et rapide, elle s’abaisse brusquementcomme une niasse qui tombe. —La Bécassine ( Scolopax gallinago, de Linné)est plus petite que la Bécasse, mais son bec est plus long; elle porte sur la tèfedeux larges bandes longitudinales noirâtres; son col est moucheté de brun etde fauve; son manteau est noirâtre, avec deux bandes longitudinales fauves;ses ailes sont brunes, ondées de gris, et son ventre est blanchâtre, ondé de bru-nâtre aux flancs. Cette espèce, qui se retrouve dans toutes les parties du globe,habite les lieux marécageux et les bords des ruisseaux ; elle vole très-haut, et,lors même qu’elle s’est élevée à perte de vue, on entend sa voix chevrotante. —La Sourde, ou Petite Bécassine ( Scolopax gallinula, de Linné) est presquede moitié moindre que la Bécassine : elle n’a qu’une bande noire sur la tête ; lefond de son manteau a des reflets vert-bronzé; la nuque offre un demi-colliergris, et les flancs sont mouchetés de brun comme la poitrine. Cette espèce, dontla chair est exquise, comme celle des deux précédentes, reste dans nos maraispresque toute l’année.