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Deuxieme partie.
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dans nue cage obscure et assez élroilc pour empêcher l'animal de s y relour-uer; on le nourrit abondamment avec du maïs pendant un mois, puis on mêleà ses aliments de l'huile de pavot, qui agit comme stupéfiant. Bientôt les tissusde la victime s’engorgent de graisse au point que la respiralion devient presqueimpossible. C'est alors (pie, par suite de l'étiolement, de l’oppression et du cha-grin, le foie de l’animal prend un développement énorme, et subit une altéra-tion mortelle ; c’est alors qu'on obtient le foie gras, qui n’est autre chose qu’ml'oie cancéreux, dont on fait des pâtés pour les gourmands. Mais l’an de prépareiles pâtés de foie gras resterait une découverte stérile si l'on n’avait trouvé l'ande les manger : or, il y a sur cette importante matière des principes générauxet des théories spéciales, dont nous vous ferons grâce, bien que nous puissionsvous rapporter une savante conférence qui eut lieu devant nous entre un ma-gistrat, un membre du Corps législatif et un docteur en médecine, tous troischevaliers du Bas-Empire, tous trois se glorifiant d’appartenir à la secte «l’Kpi-eu re, à celte secte qui bâta la chute de la ré_ e romaine. Ces trois per-sonnages discutèrent longuement le procédé masticatoire à employer pour fairefondre le pâté dans la bouche, de manière à titiller le pins voluptueusementpossible les houppes nerveuses de la langue et du palais. Nous ne chercheronspas à vous faire connaître les hautes considérations physiologiques, les aperçusingénieux, les hypothèses hardies dont chacun appuya son opinion. Ce que nouspouvons certifier, c’est qu'il fut dépensé dans cet le mémorable séance plus d’espritqu’il n’en faudrait pour faire une bonne loi, on pour trou ver un remède à la goutte

Il nous arrive en automne une autre espèce d’Oic, fort voisine de la précé-dente, qui se reconnaît à ses ailes plus longues que la queue, et à quelquestaches blanches au front ; son bec est orangé, noir à sa hase et à son extrémité :c’est l’Oi e des moissons (Aitser scgelum, de Meyer). — L’Oie tueuse (Allasalbifrom, de Linné), qui est grise, à ventre noir et à front blanc, et tire sonnom de son cri, paraît aussi assez fréquemment, en France pendant l’hiver.

L’Oie hvperborée ( Anns hyperborens, de Linné), nommée aussi Oie îleneige, Oie îles Esquimaux, a le plumage blanc; le bec et les pieds sont rouges,les pennes des ailes noires à leur extrémité ; le jeune est plus ou moins mêlé degris. Les Oies hyperborées émigrent du Nord au Sud pendant l’hiver, et du Sudau Nord pendant l’été, en bandes bruyantes et nombreuses qui s’annoncent auloin par des cris aigus et perçants. Les habitants des régions glaciales lestuent par milliers, les plument, les vident et les entassent dans des trous pro-fonds, où elles ne se corrompent point et leur servent de provisions d’hiver.

La Bernaciie (Anas leucopsis, de Bechslein ) est une Oie dont le bec estplus court, plus menu que dans les Oies ordinaires, et dont les bords ne lais-sent point paraître au dehors les extrémités des petites lames; son manteauest cendré, son col noir; son front, ses joues, sa gorge et son ventre blancs; lebec est noir et les pieds gris. Cette espèce habite les contrées situées au delà ducercle polaire arctique; elle arrive en France pendant l’hiver. Elle a été long-temps célèbre par les fables qu’on débitait sur sa propagation : on prétendaitqu’elle naissait sur des arbres connue un fruit, et on croyait que les Mollusquesà pédoncules qui se voient souvent fixés sur des bois ' flottants dans la merétaient de jeunes Bernaches.