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de scie. Du reste, les lia îles oui le port, le plumage et, les mœurs des Canards.Ils habitent le Nord pendant l'été, et paraissent dans nos contrées aux appro-ches de l’iiiver. Ils volent haut, rapidement et longtemps, et nagent parfaite-ment, ne tenant que la tête hors de l’eau, et s’aidant de leurs ailes pour accé-lérer leur nage.—Le IIaule vuegaiuk ( I terejus mesanger, de Linné) est dela taille du Canard; il a le hec et les pieds rouges ; le vieux mâle a la têted’un vert foncé, ornée d’une espèce de toupet; le manteau est noirâtre avec unetache blanche sur l’aile; le col et le dessous sont blancs, avec une légère teinterose. Les jeunes et les femelles sont gris, à tête rousse.
Nous vous avons exposé les caractères de toutes les familles, le signalementf;t les mœurs des espèces les plus intéressantes de la classe des Oiseaux. Malgréles différences innombrables que présentent ces êtres dans leur forme, leursdimensions, leur plumage, leur voix et leurs habitudes, ils constituent cepen-dant. le groupe le plus naturel, c’est-à-dire le plus nettement tranché du Hègneanimal. Vous avez pu voir que si l’intelligence des Oiseaux est peu élevée, leursinstincts, surtout celui de la maternité, ont reçu un développement merveil-leux. Parmi leurs nombreuses espèces, qui se montent à plus de huit mille,vous en avez remarqué quelques-unes qui semblent moins favorisées de la na-ture que la plupart des attires, dont l’organisation est plus puissante en ce quiconcerne le vol, la nage, la marche, les moyens d’attaque et de défense; maiscette infériorité apparente n’est pas une imperfection; car l’animal, quelqueincomplet qu’il nous paraisse au premier coup d’œil, réunit toutes les condi-tions de son existence, et la nature n’a pas été pour lui une marâtre, puisqu’ellea proportionné ses facultés à ses besoins. Quant au rôle providentiel que rem-plissent les Oiseaux sur l’immense théâtre de la création, il est facile à com-prendre pour tout spectateur qui observe avec les yeux de l’intelligence. Nousne parlons pas ici des charmes dont ils embellissent les campagnes, décorées etvivifiées par eux; nous ne considérons que leur utilité pour l’espèce humaine : tousles Gallinacés, la ‘es Passereaux, des Palmipèdes, et beaucoup d’Echas-
siers nous donnent un aliment savoureux et sain ; et si les Passereaux granivoresnous causent quelque dommage (qui est peut-être une substitution inconnue,remplaçant un mal plus grand encore), il ne nous est pas permis de révoquer endoute les services que nous rendent les Passereaux à bec lin et les Grimpeurs,par la destruction des myriades d’insectes importuns ou nuisibles dont ils fontleur pâture. Les Rapaces mêmes nous sont utiles, les uns en se nourrissant dechairs corrompues qui empesteraient l’air que nous respirons; les autres, ennous délivrant des Mammifères rongeurs ou des Reptiles venimeux. En un mot,l’élude des Oiseaux n’est pas moins religieuse que celle des antres branches del’histoire naturelle; et si, quand nous vous ferons connaître l’industrie desInsectes, votre âme s’élève avec plus d’enthousiasme vers le Créateur de l’uni-vers, c’est (pie l’homme est disposé à admirer la perfection dans les petiteschoses plus encore que dans les grandes. (iVulurci inanimé miramla in iiiinimif.)