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les OISEAUx.
chair est excellente, arrive du Nord vers le mois de lévrier, et se répand dansnos marais, où elle vit de vermisseaux.
Le Canard ordinaire (Anas hosclms, de Linné) a les pieds aurore et leliée jaune; chez le mâle, la tète et la croupe sont ornées d’un beau vert chan-geant, et les quatre plumes du milieu de la queue sont recourbées en demi-cercle. Celte espèce est la souche de toutes nos races de Canards domestiques;elle habite le nord des deux continents. Au milieu de l’automne, elle commenceà se montrer dans nos campagnes, par petites bandes, qui deviennent de jour enjour plus abondantes ; on les voit passer, vers le soir, formant des triangles régu-liers, à une grande hauteur dans les airs. Les Canards sauvages se tiennent surles étangs, et y vivent de petits Poissons , de Grenouilles et de graines; si leseaux sont prises, ils se retirent vers la lisière des bois, et y paissent le gland oule blé vert; si le froid devient plus rigoureux, ils se dirigent vers le Sud, pourrevenir en février, et aller ensuite passer l’été dans le Nord. Au printemps, ilsse séparent par paires et nichent sur une Ion fié de joncs dans les marais, quel-quefois au milieu des bruyères; quelquefois ils pondent dans les nids aban-donnés des Corneilles sur les grands arbres. L'incubation dure un mois. Lemâle se tient près du nid, et le défend contre les autres Canards. Les Canardsque l’on élève en domesticité, et qui proviennent d’œufs sauvages trouvés dansles roseaux, sont farouches comme leurs parents, et cherchent sans cesse à re-’re leur liberté; mais, lorsque la captivité s’est perpétuée pendant plu-sieurs générations, l'instinct, sauvage s’efface, l’animal devient familier. AucunOiseau de basse-cour n’est plus facile à nourrir : il ne faut lui donner que del’eau et un gîte; il sait se procurer le reste, et ne coûte rien à son maître. Sachair et ses plumes sont un objet de commerce. —Le Casa rd musqué ( Amisnioschaia, de Linné ), mal à propos nommé Canard de Barbarie, est originaired” ' , où il vit encore sauvage, et se perche sur les arbres. On l’a natu-
ralisé dans nos basses-cours. Il se distingue par les caroncules rouges dont satête est. couverte. Ce Canard est deux fois plus gros que le Canard ordinaire,mais il est plus difficile à nourrir ; en outre il répand une odeur de musc pro-venant des glandes placées sous la croupe, et se communiquant à sa chair.
Le Tadorne commun (Anas tadorna, de Linné) a le bec très-aplati versle bout et relevé en bosse saillante à sa base; c’est de tous nos Canards celuidont les couleurs sont les plus vives; il est blanc, avec la tête verte, une cein-ture cannelle autour de la poitrine, l’aile variée de noir, de blanc, de roux etde vert. Cet Oiseau est commun sur les bords de la mer Baltique et de la merdu Nord ; il niche dans les dunes, et s’établit souvent dans les trous abandonnéspar les Lapins .
LaSAiicEi.LE ( Anas querquednla, de Linné ) ne différé guère du Canardcommun que par la taille; elle est maillée de noir sur un fond gris, et pré-sente une bande blanche sur les côtés de la tète, et un miroir vert cendré surles ailes. Cet Oiseau est commun dans nos étangs en automne et au printemps.Elle va pendant l’été couver dans le Nord.
Nous voici arrivés au genre des llarles, le dernier de la famille desLamclIi-rostres; il comprend les espères dont le bec est grêle, presque cylindrique,arme, sur les bords, de pointes dirigées en arrière et ressemblant à des dents