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Linné venait penl-èlre d'entendre le double battement du l’inson (jnand cellecitation gracieuse s'offrit à sa mémoire; mais la classe des liepliles lui fournitdes réminiscences moins riantes; et ce Int en pensant an Crapaud Indeux, auvorace Crocodile, au formidable Serpent à sonnettes, qu’il se rappela le sombreverset de la lîible, par lequel il ouvre son chapitre des Amphibies : Tes œuvressont terribles, o Seigneur, et ceux qui l’ont méprisé le mesureront dans la pro-fondeur de ta puissance Puis il crayonne à grands traits les caractères géné-raux de l'organisation des Reptiles, et s’abandonnant à son instinct de poète,il colore les vérités anatomiques par des pensées philosophiques et religieuses.Nous allons vous traduire quelques passages de cë préambule :
« Les Amphibies sont nus pour la plupart; animaux froids sous la zone tor-« ride, leur cœur est incomplet; ils respirent par des poumons, dont ils peu-« venta volonté suspendre les fonctions.
« Beaucoup ont une couleur livide, une physionomie repoussante, un regard« fixe, une odeur infecte, une voix rauque ou sifflante, une habitation mal-« propre ; quelques-uns distillent un atroce venin. Leur vie est tenace; ils ré-« parent avec une vivace énergie les parties mutilées de leur corps.
« Ils naissent d'un œuf; les uns subissent des métamorphoses, les autres se« dépouillent de leur vieille peau, après être restés engourdis pendant l'hiver.
« Ceux-ci attaquent leur proie à force ouverte, ceux-là s’en rendent maîtres« par la ruse; d’autres l’appellent dans leur gueule en la fascinant.
« Les Reptiles pourvus de pieds ont l’oreille aplatie et privée de pavillon ;
« leur genre de vie s’accorde avec leur structure : les Tortues sont protégées« par une cuirasse ; les Dragons ont des ailes qui les soutiennent dans les airs ;
■i les Lézards ont pour fuir des pieds agiles; les Grenouilles se cachent dans« leur retraite. Quelques-uns, tels que le Gecko, possèdent du venin.
« Les Serpents sont sans pieds; ils s’éloignent des Poissons par leurs pou-« mons et leurs œufs en chapelet; une étroite parenté les unit aux Lézards,
« lesquels sont voisins des Grenouilles ; et ces affinités n’admettent que des« limites incertaines. Les Serpents, que le Créateur jeta sur la terre dépourvus■i de membres, exposés aux injures de tous, ont reçu de la Nature conservatrice« des armes dont la puissance est due au plus malfaisant de tous les poisons :
« ces armes appartiennent à la mâchoire supérieure, et leur mobilité permet« à l’animal de les cacher ou de les faire sortir à volonté. Elles s’appliquent à« un sac, contenant le venin que leur morsure fait couler dans la plaie. Mêlé au« sang, ce venin est actif; il est inerte quand on l’avale L’Etre suprême, dans« sa bonté, a placé près de l'homme des animaux qui dévorent les Serpents, et« des plantes qui neutralisent leur poison : il a donné aux Indiens l’ lebneumou« avec Y Ophiorrizc ; aux Américains le Sanglier avec le Senéga; aux Européens« la Cigogne avec Y huile et Yalcali. — Les psylles et les jongleurs de l’Amérique « et de l’Arabie enchantent les Serpents avec Y Aristoloche : Jacquin et Eorskahl» en sont témoins. »
* Terribilia suni opéra Tua, ô Domine !
In multiiiuline viriutisTmeTe meiientur contenipiores Tui.