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Deuxieme partie.
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LES REPTILES.

maux recueillie sur des papiers, figurant un dessin au lavis, et conservant fidè-lement les formes de l’individu dont elle provient.

Venons ci la classification des Reptiles, dont l’histoire porte le nom d’AV-pétologie. M. Al. Brongniart les a divisés en quatre ordres, et chacun des ordresest représenté par un type bien marqué. Le sont les Tonnes ou Chéloniens , lesLézards ou Sauriens, les Serpents ou Ophidiens, et les Grenouilles ou Batra-ciens. — Les Chéloniens ont quatre pieds et une carapace; les Sauriens ontquatre pieds (quelquefois deux) et la peau écailleuse; les Ophidiens ont aussila peau écailleuse, mais ils n’ont pas de pieds; les Batraciens ont des pieds,mais leur peau est nue.

OUDHE DES CHELONIENS.

Le caractère extérieur qui frappe tout d’abord dans les Chéloniens ou Tortues ,c’est l’armure défensive que leur a donnée la nature: un double bouclier protègeleur corps, et ne laisse passer au dehors que la tète, le col, la queue et lesquatre pieds de l’animal. Le bouclier supérieur porte le nom de carapace ; l’in-férieur est nommé plastron. Le plastron n’est autre chose que le sternum qui apris un développement extraordinaire et recouvre toute la face inférieure ducorps, depuis la hase du col jusqu’à l’origine de la queue. La carapace est for-mée par la réunion des côtes et des vertèbres dorsales : c’est ce qu’on auraitquelque peine à concevoir, si l’on n’observait que la face supérieure de la cara-pace, laquelle présente sur la ligne médiane huit lames osseuses, puis seizelames formant sur les côtés de celle-ci deux rangées longitudinales, et vingt-sixautres entourant le tout d’un cercle elliptique. ( Ne confondez pas ces lames dusquelette de la Tortue avec les plaques qui garnissent extérieurement, son doublebouclier, et ne sont autre chose qu’un épiderme très-épais, dont nous parleronstout à l’heure. )

race inférieure d’un squelelle de Tor-tue dont on a enlevé le plastron.

C’est en examinant la face intérieure qu’onreconnaît la nature de ces lames : la ligne mé-diane est constituée par huit vertèbres dorsales,dont l’apophyse épineuse s’est aplatie en ma-nière de disque, et qui se sont élargies latéra-lement pour se souder avec huit paires de côtes :ces côtes se sont dilatées de manière à se tou-cher dans toute leur longueur, et à s’articulerentre elles par des sutures dentées, qui rendenttoutes ces pièces immobiles. Les lames formantla bordure ovale, représentent la portion descôtes qui s’articule avec le sternum, et qui estcomplètement ossifiée dans la plupart des Tor-tues, de même que dans les Oiseaux. Au reste,