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Deuxieme partie.
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sa vue est excellente; il distingue les Oiseaux de proie planant au plus haut desairs connue un point noir, et il se met promptement à l’abri de leurs attaques.On a prétendu que le Cochon dévorait impunément les Serpents à sonnettes : iln’en est rien; ils inspirent à ce Quadrupède, comme à tous les autres, frayeur etrépugnance; sa chair est cependant estimée, et les premiers Espagnols qui s’é-tablirent en Amérique la mangeaient avec plaisir. — Le Roïquira peut jeûnertrois ans, et c’est alors que sa morsure est redoutable. Du reste, ce Reptile ne seborne pas à mordre; il lance, comme un bélier, plus des deux tiers de sa niasse,et ce choc peut renverser un homme. Il est même dangereux de l’approcherlorsqu’il est renfermé dans une cage; s’il est irrité, il imprime à son corps dessecousses violentes et jette son venin au travers des barreaux, à plusieurs piedsde distance. Ce venin, quoique desséché, conserve ses qualités meurtrières pen-dant des siècles : Audubon en cite un exemple effrayant.

Un fermier de l'ensylvanie fut mordu à la jambe à travers sa botte, sans avoirvu ni entendu le Serpent à sonnettes; il crut avoir été piqué par une épine, etrentra chez lui : après quelques heures, les convulsions et les vomissements sedéclarèrent, et la mort les suivit de près. — Un an plus tard, le fils du défuntchausse la botte de son père, la garde jusqu’au soir, et, en l'étant, il croit se sen-tir égratigner la jambe; il s’endort sans inquiétude, mais bientôt il est réveillépar des douleurs atroces, auxquelles succèdent des défaillances, de la roideur, etenfin la mort. — Quelque temps après, sa veuve met en vente les effets de sonmari : l’un des frères, ne voulant pas que les bottes qui avaient servi à son pere