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ponctué (Tiihm punelatus, do Latreillc) a trois ou ((ualre pouces de lon-gueur ; sa peau est lisse, brun clair en dessus, pâle ou rouge en dessous, avecdes taches noires el rondes partout ; la tôle est rayée de noir. La queue du mâlea sa crête festonnee.
Lorsque nous avons commencé l'histoire des Reptiles, vous avez surtoutremarqué le passage des généralités de Linné , où il est dit qu’i/s réparent avecune vivace énergie les parties mutilées tle leur corps. Ce fait physiologique estconnu depuis des siècles. Pline savait (pie beaucoup de Reptiles peuvent opérerla régénération des parties de leur corps accidentellement retranchées ou per-dues. 11 cite les Lézards et les Orvets, qui reproduisent leur queue; il parlemême de la faculté que possèdent les Lézards de régénérer leurs membres.Rlumenbach a crevé les yeux d’un Lézard vert avec une pointe de fer, puis il aplacé l’animal aveugle dans un vase déposé au milieu de la terre humide; etquelque temps après, l’animal possédait une seconde paire d’yeux. Bonnet acoupé les bras et les cuisses à des Triions ou Salamandres aquatiques, et cesmembres se sont renouvelés quatre fois de suite. Mais, de toutes les expériencessur cette étonnante particularité de la physiologie des Reptiles, la plus curieuseest celle que nous a fait connaître M. ltuméril, professeur au Jardin du Itoi,qui termine en ce moment, avec M. Bibron, son aide natnralisle, un grandouvrage sur les Reptiles, résumant de la manière la plus complète l’état actuelde la science erpétologique. Cet habile observateur a emporté avec des ciseauxles trois quarts de la tête d’un Triton marbré; l’animal, ainsi mutilé, a étéplacé au fond d’un laçgc bocal de cristal, contenant de l’eau fraîche, à la hauteurd’un demi-pouce; c’est là qu'il a continué de vivre et d’agir lentement; privédes quatre sens principaux, il était réduit au sens du toucher, « et cependant,dit M. Buméril, il avait la conscience de son existence : il marchait lentementet avec précaution; de temps à autre, et à de grands intervalles, il portait lemognon de son col vers la surface de l'eau, et, dans les premiers jours, on levoyait faire des efforts pour respirer. Nous avons vu, pendant au moins troismois, se faire un travail de reproduction et de cicatrisation, tel qu’il n’est restéaucune ouverture, ni pour les poumons, ni pour les aliments. Par malheur, cetanimal a péri au bout des trois premiers mois d’observations suivies, peut-êtrepar le défaut de soin d’une personne à laquelle nous l’avions recommandé pen-dant une absence, mais on a conservé le sujet dans les collections du Muséum ;et, quand nous en parlons dans nos cours, nous le faisons voir à nu, pour qu’onpuisse constater la singularité du fait d’un animal qui a vécu sans tête, et sur-tout pour démontrer la possibilité el même la nécessité, chez les Batraciens,d’une respiration par la peau. »
Famiue oes Batraciens b k anch i pères. — On peut regarder cesanimaux comme des Urodèles qui ont conservé leurs branchies : on les avait prisd'abord pour les jeunes de quelque grande espèce de Salamandre, mais l’examenanatomique a démontré qu’ils étaient des animaux parfaits, pourvus à la fois debranchies et de poumons. — On trouve dans le lac de Mexico une espèce decette famille, nommée Axolotl ( Sirena pisciformis, de Sliavv), qui a quatredoigts devant, cinq derrière, et trois longues branchies en forme de houppes;sa taille est de huit à dix pouces : elle est grise, tachetée de noir.