Band 
Deuxieme partie.
Seite
286
JPEG-Download
 

-Sli I.L S POISSONS

surfaces sont hérissées irrégulièrement île gros tuhemiles osseux, ovales,garnis cliaeun d'un aiguillon recourbé. La chair île ce Poisson est coriace, maiselle s'attendrit par le transport et la conservation. — La Haie hi. ancme oucKMiuÉK (littia bttiis, île Linné ) ne porte des aiguillons que sur la queue, etatteint des dimensions beaucoup plus considérables; il y en a qui pèsent plus dedeux cents livres. Cette espèce est vivipare, et fréquente nos côtes pendant labelle saison ; elle est tachetée dans fe jeune âge, et prend plus lard une teinteplus pâle et plus unil'orme.

Les Tôti Me » sont des Haies dont la queue est courte, mais encore assez char-nue. Leur corps est lisse et a la l'orme d'un disque dont le bord antérieur estformé par deux prolongements dn museau, qui de chaque côté vont, rejoindreles nageoires pectorales, cl laissent entre ces organes, la tète et les branchies,un espace ovalaire servant à loger un appareil électrique. Cet appareil se com-pose de tubes membraneux verticaux, serrés les uns contre les autres commedes rayon-; d'abeilles, subdivisés par des cloisons horizontales eu petites cellulesremplies de mucosités, et recevant des branches nerveuses très-grosses. LesTorpilles peuvent, à l’aide de ces organes, donner des secousses très-fortes,capables d'engourdir le bras de celui qui les louche. C’est probablement unearmure offensive et défensive que la nature leur a donnée; elle est, du reste,beaucoup moins puissante que celle des Gymnotes. Linné a confondu, sous lenom de Ruia lor/ictlo, plusieurs espèces distinctes qui fréquentent les côtes dela Vendée et de la Provence.

OiiniiE des Cyclostom es. — Les Cyclostomes ou Suceurs, qui forment ledernier ordre de la classe des Poissons, sont les plus incomplets des Poissons et même des animaux vertébrés. Leur squelette est cartilagineux, leurs bran-chies sont adhérentes par les deux bords et ont plusieurs ouvertures; leurs mâ-choires sont soudées en un cercle immobile. Us n’ont ni pectorales ni ven-trales; leur corps long, nu et. visqueux, se termine en avant par une lèvre char-nue-et circulaire. Les branchies, au lieu de former des peignes comme danstous les autres Poissons , présentent l’apparence de bourses, résultant de laréunion d’une des faces d’une branchie avec la l'ace opposée de la hranchicvoisine.

Les Lamproies , qui forment le genre principal decel ordre, ontseptouverturesbranchiales qui se voient de chaque côté du col ; l'anneau que forment leurslèvres est armé de plusieurs rangées de fortes dents, leur langue est aussi for-tement dentée, et sa mobilité en avant et en arrière en fait un [liston au moyenduquel l'animal exerce une succion puissante, et peut se servir du disque de sabouche, non-seulement pour pomper le suc dont il se nourrit, mais pour lefixer sur les corps solides. Ces Poissons ont pour toutes nageoires une crêtelongitudinale en dessus et en dessous, formée par la peau et soutenue par desvestiges de rayons. L’eau nécessaire à la respiration arrive de la bouche auxbranchies par un canal situe au-dessous de l'a>sophage et. percé de trous laté-raux.— La Lamproie marine Pelronvjson mations, de Linné) est longuede deux à trois pieds; son corps est jaunâtre, marbré de brun; sa premièrenageoire dorsale est bien distincte de la seconde ; ce Poisson remonte au prin-temps dans les fleuves pour y déposer ses ipufs; sa chair est très-eslimée. —