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Lamproie.
Le l'niRA ou Lamproie oe rivière [ Pelrnmyzon jlnvinlilïs, (le Linné ),i|iie l’on nomme aussi Sepi-œil, a dix-lmit ponces de longueur ; son corps estargenté, le dos est olivâtre ; la première dorsale est bien distincte de la seconde :on le trouve dans les lacs d’eau douce qu’il abandonne nu printemps pour remonterdans les rivières. Ces espèces se fixent par la succion aux pierres et aux autrescorps solides; elles attaquent par le même moyen les plus grands Poissons ,qu’elles parviennent à percer et à dévorer.
Les Myxines , qui forment le second genre des Cbondroplérygiens cyclosto-mcs, ont l’anneau de la bouche tout à fait membraneux; les dentelures latéralesde leur langue sont fortes et disposées sur deux rangs de chaque côté, de sortequ'on pourrait prendre, au premier coup d’œil, ces Poissons pour des animauxarticulés, à mâchoires latérales; Linné lui-même y a été trompé, et les avaitrangés dans la classe des Vers. La langue des Myxines fait l’effet d'un pistoncomme celle des Lamproies, et de même que ces derniers, les Myxines attaquent et percent les animaux. Nous ne citerons de ces Poissons mal ébau-chés que l’espèce nommée le Lamprii. i.on ( Peiromyznn branchialis, deLinné), dont le squelette est tout à fait mou et membraneux ; elle est longuede six à huit pouces; sa grosseur est celle d’un tuyau de plume , elle se tientdans la vase des ruisseaux, et a toutes les habitudes des Vers. Les pêcheurs seservent de ce petit animal pour amorcer leurs hameçons.
Nous venons de vous exposer l'histoire des Poissons , en ayant soin de passersous silence les détails (pii ne présentent aucun intérêt. Vous connaissez main-tenant les espèces utiles à l’homme, et vous avez pu comprendre quelle res-source inépuisable nous a ménagée la Providence en entourant nos continentsd’une ceinture maritime habitée par d'innombrables bancs de Poissons, quin’attendent pour nourrir le genre humain tout entier que des pêcheurs plusnombreux, et des moyens de transport plus rapides. L’abondance des Poissonscomestibles prouve la bonté de l’Etre suprême, tout aussi bien que les autresmerveilles de la nature. Racine a pu dire, pour célébrer les bienfaits de Dieu :
Il donne aux (leurs leur aimable peinture.Il fait naître et mflrir les fruils;
Il leur dispense avec mesure