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mouvements lourds de l’inoITensive créature; tous ses efforts tendent à trouverle défaut de la cuirasse, et il y réussit après des évolutions multipliées. C’estsous l’extrémité du ventre qu’il plonge sa tète effilée, et bientôt il la relirechargée de butin. Dès lors il ne s’oppose plus à la retraite du vaincu: maisquelle retraite désastreuse, bon Dieu ! Le Hanneton ne s’éloigne pas tout en-tier; l’extrémité de ses entrailles est restée au pouvoir de son ennemi, qui lestire avidement à lui sans les rompre, et les dévore à mesure qu’il les arrachedu corps de sa victime. L’inlbrtuné Hanneton gravit péniblement la pente dusentier, et se cramponne au sol pour échapper au ravisseur; celui-ci ne lâchepoint le fil fatal par lequel il retient sa proie, et il la suit tranquillement, enréglant ses tiraillements atroces sur la résistance qu’il éprouve. Lorsque enfintous les intestins sont dévorés, il abandonne le Hanneton, qui continue samarche languissante vers le gazon, où nous le voyons bientôt mourir.
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Carabe tuant un Hanneton.
Ce hideux spectacle révolta tous les assistants. Chacun se disposait à inter-rompre le festin du vainqueur, et même à lui faire un mauvais parti, par commi-sération pour le vaincu; mais je m’y opposai. « Laissez, leur dis-je, ce Cakabk(c’était le Carabe doré) achever en paix son repas. S’il se nourrit de proie vi-vante, c’est qu’il en a reçu l’ordre du Créateur, qui avait ses raisons pour lelui commander. Mais vous, enfants, qui ne vous attendrissez que sur les mauxque vous n'avez pas faits, n’avez-vous pas été cent fois plus cruels que cet In-secte vorace? Vous a-t-il été ordonné par la Providence de torturer, de mutiler,d’écraser des milliers de Hannetons, semblables à celui que vous voyez avec