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Deuxieme partie.
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I NT lîO DICTION'.

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CLVSSE DES INSECTES.

Un désigné sous le nom d'insectes tous les Articules dont le corps se composed’une tète, d’un corselet et d’un abdomen distincts, et dont les pattes sont aunombre de trois paires; seuls parmi les Articulés ils sont pourvus d’ailes, et ilsrespirent par des trachées. Nous vous avons expliqué ce mode de respiration entraitant de la physiologie générale des animaux; mais il n’est pas inutile d’endire encore un mot aujourd’hui. Voyons d’abord quelles sont les conditionsîle structure qui, chez les Insectes, rendent nécessaire la présence des trachées.

C’est par simple imbihition que le chyle traverse les parois du tube digestif etse mêle au sang : ce sang n’est pas renfermé dans des vaisseaux, et réside dansles interstices que les organes laissent entre eux ; l’appareil de la circulationest représenté par un vaisseau qui occupe la région du dos, et que l'on a nommele vaisseau dorsal. Selon plusieurs naturalistes, cet organe est étranger à la cir-culation, et M. Marcel de Serres, entre autres, le regarde comme destiné asécréter la graisse qui serait ensuite élaborée dans le tissu qui l’enveloppe.Mais M. Straus, dont l’autorité doit balancer celle de tous les autres, reconnaîtle vaisseau dorsal pour un organe circulatoire. « Le vaisseau dorsal, dit-il, estle véritable cœur des Insectes, étant, comme chez les animaux supérieurs, l’or-gane destiné à mettre en mouvement le sang qui, au lieu d’être contenu dansdes vaisseaux, est répandu dans la cavité générale du corps. Ce cœur occupetoute la longueurdu dos et de l’abdomen, et se termine antérieurement par uneartère unique non ramifiée, qui transporte le sang dans la tète où elle l’é-panche, et d’où il revient dans l’abdomen, par l’effet même de son accumulationdans la tête, pour rentrer de nouveau dans le cœur : et c’est à quoi se réduittoute la circulation sanguine chez les Insectes, qui n’ont ainsi qu’wne seule ar-tère sans branches et point (te veines. » Selon ce profond observateur, qui aétudié le vaisseau dorsal dans le Hanneton, le cœur, c’est-à-dire la partie abdo-minale du vaisseau, est divisé intérieurement en huit chambres séparées les uiiesdes autres par deux valvules convergentes (figurez-vous les deux battants verti-caux d’une écluse) qui permettent au sang de se porter d’arrière en avant, maisqui s'opposent à son mouvement rétrograde. Chaque chambre porte latéralementdeux ouvertures en forme de fentes, qui communiquent avec la cavité de l’abdo-men ; chacune de ces fentes est munie intérieurement d’une petite valvule ousoupape, qui s’applique sur elle, de manière à permettre que le sang passe del’abdomen dans la chambre du cœur, mais qui ne le laisse pas relluer du cœurdans l’abdomen. Vous concevez facilement que, quand la chambre postérieurese dilate, le sang contenu dans la cavité abdominale pénètre dans le cœur parles deux ouvertures latérales dont nous venons de parler. Quand la chambrese contracte, le sang qu’elle contient, ne pouvant pas retourner dans la cavitéabdominale , pousse les deux valvules qui séparent les chambres l une den. 3 S