CAMILLE bKS CAKNASSIEKS.
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leuse idee tle changer en adjectif sun nom patronymique, et l'Insecte décunverlpar lui s'était appelé E.noulium nui. ce. l/honnèle Leiloux, se voyant ainsipourvu d'un brevet d'immortalité, ne s'embarrassait ipie médiocrement dusquirrhe (pii le condamnait à mourir de faim, (le qui l’e ' dormir,
non moins que ses tiraillements d’estomac, c’était la révélation de Y habitaidu Calosome à points d’or. 11 ne voulait pas emporter son secret dans la tombe,mais il ne voulait pas non plus qu’il lût connu de tout le inonde, parce que lalocalité aurait été bientôt dépeuplée par les insectiers. (On affuble à bon droitde ce barbarisme les gens qui recueillent des Insectes sans les connaître, pouren faire des tableaux encadrés, ou pour les vendre, ou pour se donner nue phy-sionomie de naturaliste.) Quand il se sentit mourir, malgré les soins que nouslui donnions sans espoir, il me pria de faire prévenir M. Pierrel, jeune et ar-dent entomologiste, dont nous vous parlerons ’ " sera question des Lépi-doptères. M. l'ierret accourut, et le moribond lui dit : «On m’a tourmenté pen-dant ma vie pour connaître l 'habitat de mon Calosome; comme je ne voulaislâcher personne, j’ai dit à l'un qu’on le trouvait sur les chênes; à un autre,parmi les racines d’orme; à un autre, sous les pierres, etc. Voici mon derniermol : je vous le dis pour vous seul, et vous supplie de ne le répéter qu’en mou-rant, et à votre meilleur ami. Du 20 mai au 15 juin, quand vous entendrez les
marchands de.crier dans les rues, allez à.à côté de.dans
la partie qui regarde les.à cent cinquante pas des fortifications ; suivez
les cultivateurs.de deux heures en deux heures environ, vous verrez pa-
raître un Lalosome, vous le ramasserez sans bruit, et vous l’encaisserez dansvotre boîte; mais ne mettrez pas tous vos Lalosomes dans le même comparti-ment, car ils s’entre-dévoreraient.Si votre bête a une odeur musquée agréable,c’est que la ponte n’est pas encore laite; alors vous pourrez avoir des œufs etélever les larves; vous pourrez même conserver l'animal plusieurs années, vi-vant, en le tenant piqué sur un liège; vous le nourrirez pendant l’été avec desChenilles sans poils, et pendant l’hiver avec la membrane interne des intestinsde Poulet . Voilà ce qui m'a le mieux réussi. Quand il sera mort, vous le laverezdoucement avec un pinceau trempé dans l’esprit-de-vin, pour enlever l’espècede vernis qui a suinté de son corps pendant qu’il était empalé ; mais ne plongezpas l’Insecte dans l’esprit-de-vin, parce que ses couleurs seraient altérées. »Quelques heures après que M. Letloux eut prononcé ses novissinta verba, samort me fut annoncée par le Calosome à points d’or, qu'il m’avait présenté lorsde notre première entrevue, et qu’on vint m’apporter, suivant l’ordre qu’il enavait donné en mourant. L’Insecte avait survécu à son maîlre, comme celui-cil’avait prédit; il y avait dix-lmit mois qu’il vivait ainsi dans une petite boîte defer-blanc, traversé de part en part, sur le côté droit, par une line épingle lichéesolidement sur un liège. Nous étions dans la belle saison : je continuai à lenourrir de chenilles, et c’était plaisir de le voir suspendu sur son pal, agitantavec vélocité ses longues pâlies, et courant sans changer de place, faire dispa -raître entre ses mandibules les plus volumineuses Chenilles, dont il rejetai!bientôt la dépouille desséchée, .b; le gardai pendant quatre mois : un jour qu'ildévorait sa pâture accoutumée, je voulus la lui arracher, el l'effort qu'il lil pourla retenir lui tirailla violemment le col. Le lendemain je le trouvai mort. Ainsi