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Deuxieme partie.
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INSECTES CO I, KO l»T E li ES.

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liout de quinze jours, les (mis éclosent : il en sort des larves qui ressemblent àdes Vers longs, aplatis et noirâtres; elles ont six pattes; leur tête est écailleuseet armée de mandibules fortes et crochues. Elles respirent par l’extrémité deleur abdomen qui est munie de deux appendices charnus destinés à les main-tenir à la surface de l’eau, la tête en bas, lorsqu’elles viennent y chercher l’airdont elles ont besoin. Elles nagent très-agilement, sont d'une extrême vora-cité, et attaquent tous les autres Insectes aquatiques pour s’en nourrir. Ellesfont beaucoup de dégâts dans les étangs en dévorant du frai de Poisson . Ellesmangent surtout les petits -Mollusques qui se trouvent sous les lentilles flottantà la surface de l’eau, et comme leur tète est un peu penchée en arrière, il leurest facile de les saisir avec leurs mandibules; celte disposition leur donne enmême temps les moyens de briser la coquille qui protège leur proie. « C’est àleur dos, dit le célèbre Lyonnet, qu’elles ont alors recours ; il leur sert de pointd’appui pour casser la coquille, et de table pour manger l’Escargot qui y estrenfermé ; quand elles l’ont saisie de leurs dents, elles se plient en arrière,élevant un peu le dos, et y appuient leur Limaçon ; dans cette attitude, leurtête, naturellement penchée à la renverse, porte plus à plomb sur l’Escar-got, et la coquille est brisée, et l'animal est avalé plus aisément que si ellesavaient la tête inclinée vers le ventre.» Lorsque leur croissance est terminée,elles sortent de l’eau, et se creusent une espèce de terrier dans le rivage ; c’estlà qu’elles se filent une coque ovale dans laquelle elles se métamorphosent ennymphe ; la nymphe a trois petites cornes déliées, recourbées à chaque angleantérieur de la pièce qui deviendra bientôt le corselet; son corps est terminépar deux pointes. Elle sort enfin de son enveloppe à l’état d’insecte parfait;mais ses mœurs sont changées ainsi que son organisation : elle n’est plus car-nassière, elle ne se nourrit plus que de matières végétales décomposées, et sontube digestif, qui était court chez la larve, est devenu beaucoup plus long,comme chez tous les animaux herbivores.

Les Sphéridies sont des Palpicornes terrestres, de petite taille, qui tirentleur nom de la forme arrondie de leur corps : ils habitent les fientes et les fu-miers : tel est le Spiiéridie a quatre tach es (Sphœridium scarabœoides,de Fabricius). Il est presque hémisphérique, noir, lisse; l’écusson est entriangle allongé, les élytres ont chacune deux taches rougeâtres, l’une à labase, souvent moins marquée, l’autre à l'extrémité, plus grande et plus pâle.Les pieds sont très-épineux.

Famihe des La.meli.icor.n es. —dette helle'famille, dont le Hannetonpeut être regardé comme le type, est caractérisée par des antennes inséréesdans une fossette profonde, sous les bords latéraux de la tète, toujours courtes,composées de neuf ou dix articles et se terminant en une massue formée par lesderniers articles qui sont élargis en lames (de là le nom de Lamellicornes ). Ceslames sont tantôt disposées en éventail, ou à la manière des feuillets d'un livre,s’ouvrant et se refermant de même ; tantôt contournées et s’emboîtant les unesdans les autres, de sorte que l’inférieure a la forme d’un demi-entonnoir, etreçoit les supérieures; tantôt enfin disposées perpendiculairement à l'axe commeles dénis d’un peigne. Le corps des Lamellicornes est épais et lourd ; le côté ex-térieur des jambes antérieures est dente; l’exlrémilé antérieure de la tête se