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Deuxieme partie.
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dilate en manière de chaperon, le menton est grand et recouvre la languette, ouse confond avec elle ; les mandibules sont souvent membraneuses : caractèresqu'on n'observe dans aucune autre famille des Coléoptères. Souvent le mâlediffère de la femelle, soit par des élévations bizarres qui ornent sa tète ou soncorselet, soit par la grandeur de ses mandibules. Il n’y a pas d'animaux car-nassiers dans cette famille : les uns se nourrissent de feuilles et du nectar desHeurs; les autres vivent de fumier, d’écorces pourries et de matières excré-mentielles ; les Larves ont le corps demi-cylindrique, courbé en dessous, blan-châtre, divisé en douze anneaux, et. pourvu de six pieds écailleux ; elles viventdans la terre, se nourrissent de lumicr, de racines, etc., et se construisent avecles débris des matières qu’elles rongent une sorte de coque. Quelques-unes nese changent en nymphes qu'au bout de trois à quatre ans, et font de grandsravages dans nos jardins.

Linné partageait cette famille en deux grands genres : les Scarabées, dont lesantennes ont leurs lames feuilletées, ou en éventail, ou emboîtées les unes dansles autres, et les Lucanes , dont la massue a ses lames disposées comme les dentsd’un peigne. Mais le grand genre Scarabée a dû être divisé en plusieurs sec-tions, qui ont été elles-mêmes subdivisées en un grand nombre de genres; nousvous indiquerons seulement les genres institués par Lalreille. Ils sont comprisdans cinq sections, établies d’après les momrs de l’animal; ce sont : I" les Bou-siers ou Coprophages ; 2° les Sabliers ou Arénicoles ; 5° les Munge-bois ou A i jlo-philes; 4° les Ronge-jeuilles ou Pliyllojiltages; o° les Mielliers ou Mélitopbagcs.

Les Bousiers ou Coprophages ont les antennes de huit à neuf articles, dontles trois derniers forment la massue; le labre et les mandibules sont membra-neux et cachés; le lobe terminal de leurs mâchoires est également membraneux.

Cette conformation ne leur permet de se nourrir que de matières molles, etla longueur de leur tube digestif, qui égale dix à douze fois celle de leur corps,que leur régime doit être peu substantiel.—Plusieurs espèces de celtesection, nommées Aieuclius, ont une industrie maternelle fort remarquable :elles placent chacun de leurs «mis dans une boule de liente, semblable à unegrande pilule, et les font rouler avec leurs pieds de derrière jusqu’à ce qu’ellesaient trouvé des trous propres à les recevoir. Les Ateuchus se réunissent ordi-nairement deux par deux pour opérer ce transport, et c’est en marchant à re-culons et en saisissant la boule avec leurs pattes de devant qu’ils la tirent aprèseux. Ils sont si ardents au travail, qu'ils font de fortes culbutes; il leur fauttourner bien des fois ces boules pour leur donner la parfaite rondeur qu’ellesfinissent par acquérir; ils les roulent souvent jusqu'à une grande distance, etne se reposent que quand ils ont trouvé un local propre à servir de fosse; ilsensevelissent leur boule dans la terre à une assez grande profondeur. C’est dansles terrains secs ou sablonneux que les Ateuchus exécutent principalement cettemanœuvre. Lorsqu’ils rencontrent un obstacle dans leur chemin (et pour euxla moindre taupinée estime montagne), ou lorsqu'ils ont laissé dégringolerleur boule dans un trou trop profond, ils vont chercher main-forte, puis re-viennent eu nombre pour retirer du précipice le berceau de leur postérité. Elnotez bien qu’ici il ne s’agit pas, comme pour les Nécrophores, d’un intérêtcommun : le service que les auxiliaires ont rendu à leurs semblables était toul