Band 
Deuxieme partie.
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359
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Les Calandres diffèrent des llyncliènes, des Lixes et des Charançons parleurs antennes, qui sont, au plus de neuf articles, dont le dernier ou les deuxderniers forment une massue à épiderme coriace, et à extrémité spongieuse.Leurs larves se nourrissent de graines et de substances ligneuses.

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La plus grande de toutes les espèces est la Calandre palmiste (Curai Hopalmarum, de Linné ), quia près de deux pouces de longueur, en y comprenantla trompe. Tout son corps est très-noir, et velouté en dessus; la massue des an-tennes est tronquée ; la moitié du bord supérieur de la trompe est garnie depoils courts, serrés, de la même hauteur, comme ceux d’une brosse. Les élytresont des lignes profondes dans leur longueur, niais ces lignes s’effacent en serapprochant du côté extérieur. Ce bel Insecte habite l’Amérique méridionale ;sa larve se nourrit de la moelle du Palmier sagou ; elle a deux pouces de lon-gueur, elle n’offre qu’une substance charnue et molle renfermée sous une pelli-cule transparente : les Européens la comparent à un peloton de graisse de cha-pon, renfermée sous une légère membrane. Les habitants du pays la font cuiresur le gril, et la mangent avec délices.—La Calandre nu blé ( Curculiot/rannr/us , de Linné), le plus nuisible des Porte-bec, a une ligne et demie delong sur une demi-ligne de large. Tout l’Insecte est assez allongé; sa trompeest mince et longue; sa couleur est partout d’un brun noirâtre; sa tête et soncorselet sont pointillés, et ses élytres ont des stries longitudinales, danslesquelles on peut, avec une loupe, voir de petits points. Le corselet égale enlongueur les élytres. — Ce pernicieux animal, connu aussi sous le nom com-mun de Charançon, habile nos greniers et dépose ses œufs dans les grains de