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déloger les Charançons des las de blé qu'ils ravagent. l.ors(|iie arrive le prin-temps, et que l'on s’aperçoit que les monceaux de blé, après avoir passél'hiver dans les greniers, sont infestés par 1rs Calandres, ipii bientôt vonty faire leur ponte, on forme un petit tas de (pielques boisseaux, qu’on place àdistance du tas principal; on remue alors avec la pelle le blé de ce tas princi-pal : les Calandres, qui ont besoin de tranquillité, étant troublées par ce mou-vement, cherchent à s'enfuir, et voyant un autre las de blé à côté de celui d’oùon les chasse, elles courent s’y réfugier. Si quelques-unes cherchent à gagnerles murs, on a soin de les écraser. Lorsque tous les Charançons se trouventrassemblés dans l’asile insidieux qu’on leur a offert, on verse sur eux de l'eaubouillante, on remue le blé, alin que l'eau pénétré partout avant de se refroi-dir: tous les Insectes meurent sur-le-champ. On sèche ensuite, et l'on crible ceblé, pour le séparer des Charançons morts.
Cette disposition de la Calandre à émigrer lorsqu'on agite les tas de blé quilui servent d’habitation a suggéré aux savants qui éclairent de leurs théoriesl'agriculture pratique, l’idée ingénieuse des greniers mobiles. Cet appareil, quiporte le nom de son inventeur, M. Vallery, consiste en un cylindre de boisconstruit à claire-voie, et que l'on peut faire tourner horizontalement sur sonaxe. Ce cylindre est divisé en compartiments, groupés avec symétrie autourd’un tube creux; on ne le remplit qu'aux trois quarts, pour que le grainjouisse, pendant la rotation, d’un mouvement propre sur Iui-mème. l'n venti-lateur, placé à l'une de ses extrémités, aspire l’air contenu dans l'appareil, et.force l’air extérieur à traverser le grain pour s’échapper ensuite par le tubecentral. L'n seul homme fait sans peine tourner cet appareil, et le temps qu’ily emploie est infiniment moindre que celui (pi on dépense dans le pelletage augrenier. Le blé, mis en mouvement par la rotation du cylindre, ne laisse pasaux Charançons un instant de repos, et ceux-ci se hâtent de fuir. Un autreavantage, non moins précieux, offert par cette machine, d’une structure sisimple et d’un emploi si facile, c’est Vaération qui empêche le blé d’être altérépar l’humidité. Quant au prix de l’appareil, il est, à contenance égale, infé-rieur au prix des greniers ordinaires.
Famii.i.e des Xylophages. — Les Xylophages (ce nom signifie lionge-bois ) n’ont pas la tète allongée en trompe ; leurs antennes, courtes, sont plusgrosses vers leur extrémité, perfoliées dès leur base, et composées de moins deonze articles. Ces Insectes vivent, pour la plupart, dans le bois, que leurs larvesperforent dans tous les sens. Nous n’étudierons dans cette famille que deuxgenres : les Scolyies et les Bostriches.
Les Scolyies ont des antennes de huit à neuf articles, terminées en une mas-sue solide qui est précédée de cinq articles au moins; les palpes sont petitset coniques, le corps convexe et arrondi en dessus, avec la tête globuleuse,s'enfonçant dans le corselet. — Les Scolyies sont le fléau des forêts; il est peud’arbres qui ne soient attaqués par une espèce particulière de ces Insectes; etoutre l’espece propre, on en rencontre encore souvent sur le même arbre plu.sieurs autres. Nous allons vous décrire les plus pernicieuses, et vous faire con-naître ensuite les épouvantables ravages qu’elles produisent dans nos bois deliante futaie.
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ii.