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reparut plus terrible que jamais, et l’on était, en l"96, en suspens sur le sortqu'éprouverait le petit Domine de localités riches en sapins, qui étaient res-tées intactes. Il parait actuellement bien démontré que le Scolyle, bien qu’ilpréféré aux arbres en pleine sève ceux qui sont morts ou abattus, n’en al laquepas moins aussi, à défaut d’autres, les arbres les plus sains. On peut avancerhardiment (pie la confiance tranquillisante avec laquelle on s’est trop long-temps persuadé (pie cet Insecte ne cherchait que les arbres malades, et qu’ilcesserait de lui-même ses ravages quand ceux-ci manqueraient, a coulé au paysplusieurs centaines de milliers d’arbres. IJn petit nombre de Scolyles ne sau-rait sans doute faire tomber un arbre sain dans le dessèchement; et dans lesannées où ce pernicieux Insecte est peu abondant, on peut voir son existenced'un œil indifférent ; mais il es J s prudent, nécessaire même, d’enleverbientôt le bois nouvellement abattu par la hache ou renversé par le vent. Ilpeut cependant quelquefois servir à rassembler ceux qui sont errants, et (piitombent premièrement sur ces bois-là, où on les tient alors comme dans unpiège. Il serait encore très-important de ne jamais permettre aux charpentiersd’établir leurs ateliers dans la forêt ; il faudrait aussi défendre très-sévèrement detirer sur les Pics, que la nature créa pour s’opposer aux progrès de celte plaie.Le point capital, c’est d’abattre promptement les arbres qui sont une fois at-taqués, et d’enterrer bien profondément les écorces qu’on aura soin d’en enlever,ou mieux encore de livrer ces écorces aux llammes. Il est constant que tout boislaissé longtemps sur pied après son dessèchement n’est plus propre ni à bâtir,ni même à être brûlé.
« II est un autre Scolyte plus fécond, mais moins redoutable que le Typo-graphe; c’est le Graveur (Scolyius chalcograplms). De même (pie le précé-dent, la larve creuse, en rongeant, des galeries dans les couches de l’écorceverte pénétrée de sucs; la seule galerie principale des parents décrit unecourbe : ils poussent leur travail au point de pénétrer un peu dans le boismême, ce qui n’a jamais lieu chez les précédents. Le Perce-bois ( Scolylualigniperda) s’y prend encore d’une autre manière dans son travail. Tandis queles précédents déposent leurs œufs sur les côtés de la galerie capitale, la fe-melle de celui-ci dépose les siens en un monceau, de manière que les larvescommencent leur travail en partant d’un centre commun. »
Les Bosiriches ont des antennes de dix articles, dont les trois derniers for-ment une massue perfoliée; les palpes ne vont point en s’amincissant vers lobout, mais sont de la même grosseur partout ou dilatés à leur extrémité. Leurcorps est plus ou moins cylindrique, leur tète est arrondie, presque globuleuse,pouvant s’enfoncer dans le corselet jusqu’aux yeux; le corselet est plus ou moinsbombé en devant, et forme une sorte de capuchon; les deux premiers articlesdes tarses sont allongés, ainsi que le dernier. — Le Hosthiciie caihicin(Boslriclms capucinns, de Lalreille) est noir, avec les élytres et l’abdomenfauves; son corselet est bossu avec des points élevés. On le trouve dans pres-que toute l’Europe, sur les troncs d’arbres morts.
Famille des Pi. atysomes. — Ge petit groupe de telramères est, carac-térisé par des antennes de la même grosseur ou plus grêles vers le bout, destarses à articles entiers, des mandibules saillantes, et le corps plat et allonge :