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KAM1LLK P LS SLHiUUCO li.\ K S.est lu Louise, de Geoffroy, d’un bleu vert luisant, avec les ailes bleuâtres au milieu,et les bords sans taches; une autre se nomme Vl'lrique: elle est d’un vertsoyeux ; les ailes sont bleuâtres, avec un point blanc allongé vers l’extrémitédu bord extérieur. — La Jouvïkceue (Libellula puella, de Linné ) a lesailes transparentes et incolores. On en connaît trois variétés aux environs deParis ; ce sont : Y Amélie qui est alternativement bleue et cendrée, et porte unpoint noir aux ailes; la Dorothée, d’un vert bleu en dessous, brune en dessus,à corselet marqué de bandes brunes et bleuâtres alternes, et ayant aux ailes unpoint noir; la Sophie, d’un vert incarnat pâle, avec trois bandes noires longitu-dinales sur le corselet, et un point brun aux ailes.
Toutes les Libellules dont nous venons de vous parler ont des mœurs analo-gues : toutes fréquentent le bord des eaux, et font une guerre cruelle aux Mou-ches et aux Papillons qu’elles poursuivent à la manière des Hirondelles. Vousles verrez souvent tenant un de ces Insectes entre leurs mâchoires et volantrapidement avec leur proie ; mais ce qu'elles offrent de plus intéressant, c’estla physiologie de leurs nymphes, que vous pouvez très-facilement étudier.— Celles ci ne différent de la larve que par les fourreaux des ailes qu’elles por-tent sur leur dos, et qui se développent à leur dernière métamorphose. Cesnymphes sont pour la plupart d’un vert brun, souvent sali par la boue qui s’estattachée au corps; elles ont toutes une tête, un col, un corselet, auquel sontattachées six jambes. Les nymphes des Libellules à ailes horizontales peuventaisément être observées dans les moments où elles inspirent et expirent l’eauqui contient l’air dont elles ont besoin : elles ont à l’extrémité du corps uneouverture qui donne entrée à Peau, et par où elle est ensuite rejetée. Cette ou-verture est entourée de cinq pièces qui forment une espèce de queue pyramidale,et qu’elles écartent ou l'approchent à volonté, lorsqu’elles veulent aspirer ourejeter l’eau : quand la nymphe veut respirer, elle ouvre les lames qui formentla pyramide creuse terminant la queue; ces lames triangulaires sont à l'occa-sion des armes'offensives et défensives. Si vous prenez entre deux doigts unenymphe de Libellule , vous la verrez recourber alternativement son corps versl’un et l’autre doigt pour tâcher de les saisir avec les lames de sa queue, et sielle y parvient, vous vous sentirez pincé assez vigoureusement pour éprouverune impression douloureuse.
Lorsque l’animal tient écartées les lames eu question, il vous sera permis devoir entre elles une ouverture ronde d’une ligne et demie de circonférence,d’où sortent, par intervalles, des jets d'eau qui peuvent être lancés à troispouces de distance. Pendant que vous la tiendrez à sec entre les doigts, vouspourrez apercevoir le jeu des principales parties, au moyen desquelles elle res-pire l'air: le trou dont nous parlions tout â l’heure est bouché par trois petitessoupapes charnues et verdâtres, mais le bourrelet qu'elles forment se dilatefréquemment, et vous permet de voir dans l’intérieur du corps de la nymphe;les cinq derniers anneaux sont vides, et se seraient remplis d’eau si vous n’a-viez pas tenu l’animal à sec sur votre main. Pour vous en assurer, laissez tom-ber quelques gouttes sur sa queue en tenant le corps la tête en bas, et celadans un moment où les cinq lames écailleuses sont écartées, et les trois sou-papes charnues rapprochées. A peine ces gouttes seront-elles tombées, que ces