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Deuxieme partie.
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1N S K C T li S NÉ Y KOI’T É It K S.

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desquelles la nymphe respirait dans l’eau; ils 11e doivent pas servir à la De-moiselle, et sortent de son intérieur par les quatre stigmates de son corse-let. Bientôt, pour achever d’extraire de son corps ces trachées devenues inu-tiles, et surtout pour dégager complètement ses jambes, la demoiselle se ren-verse encore davantage en arrière, au point d’avoir la tête pendante vers lebas ; elle n’est alors soutenue que par les derniers anneaux qui sont restés dansla dépouille, et forment une espèce de crochet qui l'empêche de tomber. Alorselle ploie et déploie ses jambes en différents sens, comme pour en essayer lesarticulations, puis elle s’arrête et reste complètement immobile; vous la croi-riez alors morte ou mourante; mais au bout de vingt à trente minutes, sespattes molles ayant pris de la consistance, elle fera sous vos yeux un tour deforce auquel vous étiez loin de vous attendre, et vous la verrez changer subi-tement la courbure de son corps : son dos, qui, dans sa position renversée,était concave, deviendra tout à coup convexe, sa tête se redressera, ses jambesse trouveront au-dessus de la grande ouverture du fourreau, et s’y crampon-neront : c’est alors que la Demoiselle, se courbant de plus en plus jusqu’à seplier presque en deux, achèvera de dégager l’extrémité de son abdomen. Lavoilà née, mais elle ne peut encore voler, ses ailes n’ont pas pris leur dévelop-pement; les tubes aériens qui se ramifient dans leur épaisseur ne se sont pas en-core ouverts; elles sont épaisses, courtes, plissées, comme une feuille d’arbrequi va s’épanouir; leur développement se fera à vue d'œil. L’animal a eu soinde se placer de manière à n’avoir à craindre le frottement d’aucun corps : il estde la plus haute importance pour lui que ses ailes ne prennent aucun mauvaispli, car elles le conserveraient toujours ; et la Demoiselle semble le savoir : eneffet, non-seulement elle tient ses ailes disposées de manière à ce qu’elles nese louchent pas mutuellement, mais encore, de peur qu’elles ne se chiffonnenten s’appuyant sur le dessus du corps, elle courbe son abdomen, et le rend deplus en plus concave, du côté des ailes, à mesure que celles-ci s’élargissent.

C’est après l'épanouissement, des ailes que le corps achève de s’allonger,et que ses anneaux se déboîtent. Quand l’Insecte parfait a terminé son dé-veloppement, et avant qu’il prenne son vol, il y a un moment court et fu-gitif, que vous pourrez cependant saisir : c’est celui où il remplit son corpsd’air et se gonfle comme un ballon pour étendre toutes les membranes de sonenveloppe extérieure, et bâter leur dessèchement, circonstance bien favorablepour étudier les parties intérieures du corps de la Demoiselle, qui est alorstransparente comme du verre ; vous pourrez voir nettement alors les trachées,leurs ramifications, et de jolis sacs en forme de bourse à berger, par lesquelselles se terminent. Héaumur, voulant observer à loisir celte disposition mer-veilleuse, a profité du moment où une Demoiselle tenait ainsi son corps gonflé,pour lui passer deux ligatures avec un fil de soie, l’une à l’extrémité de l’abdo-men, l’autre au-dessous du corselet. Le corps est resté distendu et commesoufflé, et s’est conservé indéfiniment dans le même état.

Pour terminer ce qui concerne le passage des Libellules-Nymphes à l’état deLibellules-Demoiselles, nous vous signalerons une particularité qui vous pré-parera aux changements non moins merveilleux que nous aurons à observerdans la bouche des Lépidoptères à l’état de Chenille et à l’état de Papillon. La