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Deuxieme partie.
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l'eau qui en occupe les cavités; on croit même que les larves se nourrissentde cette terre. Quoiqu'elles aient quelque ressemblance avec l’Insecte parlait,elles en diffèrent cependant sous plusieurs rapports : les antennes sont pluslongues; les yeux lisses manquent; la bouche offre deux saillies en forme decornes, qu'on regarde comme des mandibules; l’abdomen offre de chaque côteune rangée de lames ou de feuillets ordinairement réunis par paires, à leurbase, qui sont des espèces de fausses branchies, sur lesquelles les trachées s’é-tendent et se ramifient, et qui leur servent, non-seulement pour respirer, maisencore pour nager et se mouvoir avec facilité. Les tarses n’ont qu’un crochetà leur extrémité. L’extrémité postérieure, du corps se termine par des soies,en même nombre que dans l’Insecte parfait. La nymphe ne diffère de la larve(pie parla présence des fourreaux renfermant les ailes. Au moment où l’animalveut se métamorphoser, il s’élève à la surface de l’eau, et se débarrasse aussitôtde sa dépouille de larve; puis la nymphe gagne le rivage, et va se placer surun endroit sec, où elle attend que sa peau se fende pour la quitter. Après celtemue, elle peut faire usage de ses ailes; aussitôt elle va se placer sur unarbre ou sur un mur; mais, par une exception singulière, après avoir subicette métamorphose, elle change encore une fois de peau avant que d’être com-plètement adulte. Pour cette dernière opération, elle accroche ses pattes surun corps solide, se place dans une position verticale, la tête en haut, et restequelquefois une heure dans celle attitude, pour ensuite se dépouiller de lapellicule qui couvre toutes ses parties. Après cette dernière mue, les ailes, quiétaient ternes et molles, deviennent vernissées et friables. On trouve souvent ladernière dépouille de ces Insectes attachée aux vitres des fenêtres, aux arbreset sur les murs; souvent même l’animal la laisse sur les vêtements des per-sonnes qui se promènent autour des lieux qu’il habite. Dès que les femellessont adultes, elles s’occupent de leur ponte ; c’est dans l’eau qu’elles devraientles déposer, mais la plupart les laissent tomber partout où elles se trouvent. Iln’y a guère d’insectes qui en pondent un si grand nombre et si promptement.Ces œufs forment deux espèces de grappes, dont plusieurs ont trois lignes delongueur, et chacune contient trois à quatre cents œufs. Ainsi une Ephémèrepond sept à huit cents œufs en un instant, car les deux grappes sortent ensem-ble de son corps. Quand elle veut pondre, elle élève l’extrémité de son abdo-men, de manière qu’il fait un angle presque droit avec son corps, et elle pousseses deux grappes d’œufs, qui sortent par deux ouvertures placées entre le sep-tième et le huitième anneau. Celles qui pondent dans l’eau appuient les liletsde leur queue à la surface du liquide, pendant qu’elles poussent leurs œufs, quitombent aussitôt au fond de l’eau, où ils sont promptement séparés les uns desautres. On ignore au bout de quel temps les larves en sortent.

Le genre Ephémère est nombreux en espèces, qui sont pour la plupart euro-péennes. Nous vous en citerons quelques - unes très-faciles à reconnaître :L'Ephémère vespertine (Epliemera vespertma, de Linné) est une desplus petites; sa longueur ne dépasse pas une ligne ; elle est noire, ses ailes sonttransparentes, à l’exception de leur bord extérieur qui est noirâtre; les anten-nes et les filets de la queue sont très-longs et égalent trois fois la longueur ducorps.