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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES I* L A NI I» E N N E S.

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Ici, voire studieuse curiosité vu s'enquérir (les moyens que le Formica-Lco adû employer pour parvenir à faire sa coque dans le sable : il se trouve aumilieu d’un las de grains extrêmement mobiles, dont les supérieurs s’ap-puient nécessairement sur lui; comment viendra-t-il à bout de ménager dansce sable une cavité plus grande que celle occupée par son corps? Si vous yrélléchissez un peu, vous comprendrez que toute la difficulté se réduit àfaire d’abord une voûte hémisphérique, capable de résister à la pression dusable supérieur; supposez celte voûte faite, vous admettrez sans peine que leFormica-Leo pourra se ménager un vide au-dessous d’elle en s’enfonçant un peudans le sable; cela fait, le reste n’est plus qu’une question de temps, l’our for-cer un Formica-Leo à vous montrer sa manœuvre, tirez-le de sa coque avantqu’il ait en le temps de la fermer et de se changer eu nymphe; il lui reste encoreune provision de liqueur à soie, et il fera tout son possible pour l’employerutilement, si vous mettez du sable à sa disposition. Remarquez d’abord quetout son corps est recourbé, de manière que son dos est convexe. Posez le dosde l’animal sur une couche de sable trop peu épaisse pour qu’il puisse s’v ca-cher, vous le verrez bientôt faire des tentatives pour se construire une coque.L’est alors qu'il fait paraître sa filière, et lui donne tout l’allongement dont elleest susceptible ; il la porte à droite, à gauche, en dessous, en dessus, pour cher-cher le sable; lorsque son bout en a touché successivement deux grains, ils sontliés ensemble. Vous verrez avec le plus vif intérêt les mouvements rapides d’in-clinaison et de courbure exécutés par la filière. Bientôt vous distinguerez uneou plusieurs larges files de grains de sable, attachés ensemble, et formant dofines lanières de rubans; cet échantillon suffira pour vous faire comprendrecomment le Formica-Leo, étant couvert de sable, parvient à réunir les grainsqui forment la voûte, et peut, cette voûte une fois formée, ourdir à l’aise le tissudes parties latérales de son cocon, et les rejoindre enfin par le bas.

La nymphe renfermée dans cette coque si habilement travaillée est d'unocouleur jaunâtre, tachetée de brun ; vous y reconnaîtrez facilement toutes lesparties de l’Insecte parfait ; ces parties se fortifient peu à peu, et après que Lin-secte a passé trois semaines dans une parfaite tranquillité, les ailes ne deman-dent plus pour voler qu’à sortir des fourreaux qui les tiennent plissées, et lesjambes n’ont qu’à sortir des leurs pour être en état de marcher : l’animal se dé-fait alors d’une dépouille mince et blanche, et devient un Insecte parlait pourvude mandibules, dont le premier usage est de briser une partie des fils (pii ta-pissent sa coque, et de ceux qui lient les grains de sable ; en un mot, il perceavec ses dents une porte par oû il sort : c’est, même en sortant qu'il achèvede se dépouiller, car une partie de l’enveloppe se trouve en dehors du trou de lacoque.

L’Insecte parfait du Fourmi-Lion doit être carnassier, si l’on en juge par laforce des parties de sa bouche : cependant on ne l’a pas vu manger d'insectes.et on s’est assuré qu’il mange volontiers des fruits pulpeux, tels que la prune,l’abricot, etc.

Le genre des llémérobes se distingue de celui des t'ounnis-Lions par des an-tennes en filet et une bouche à quatre palpes seulement ; le nom qu'ils portentleur a été donne pour exprimer la brièveté de leur vie, à l étal parlait : ils vivent