FAMILLE I » I : S PL A.N IP K.N N K S.
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gros comme un cheveu, plantes les uns près des autres, comme de petites liges,au nombre de dix à douze environ ; tantôt ces petites tiges pendent en dessousde la feuille, tantôt elles s’élèvent au-dessus ; d’autres sont dirigées presque ho-rizontalement; elles sont ordinairement un peu courbées, leur extrémité librese termine par un rendement, ou petite tête, ipii a la figure d’une boule allongéeou celle d'un ieuf: vous diriez de petites plantes parasites, analogues à des tuoi-sixmtres, qui ont crû sur une autre plante. Il vient une époque où la sommitéest ouverte par son bout ; alors elle a la ligure d une espèce de vase ou d’un ca-lice de lleur. Itecueillez une feuille ainsi chargée de petites perles, et regardez-la vis-à-vis de la lumière, vous y distinguerez un petit Ver à travers ses paroisdemi-diaphanes; placez ensuite la feuille sous un verre, et attendez : après quel-ques jours, ces perles s'ouvriront par le bout, et de chacune il sortira une petitelarve à six pattes, dont le corps aplati se rétrécit insensiblement en pointe ducorselet vers l’abdomen ; le dessus du corps est sillonné et comme ridé, parceipie chaque anneau semble composé de plusieurs anneaux plus petits; l’abdomenporte latéralement sur chacun de ses articles deux mamelons terminés par uneaigrette de dix à douze poils; la tète est armée de mandibules crochues et acé-rées, analogues à celles du Formica-Leo.
Ainsi, ces petites perles étaient des œufs d’insectes. Mais comment, deman-derez-vous, la mère s'y prend-elle pour attacher chacun de ses œufs au ”qui le porte?— L’œuf est enduit à l’un de ses bouts d’une matière visqueuse propreà s'allonger et se durcissant à l'air ; ce bout est précisément le premier qui sortde l’abdomen de l’IIéniérobe ; celui-ci applique le bout de l’œuf contre la feuille,et une portion de la matière visqueuse s’y attache; l’IIémérobe éloigne ensuiteson abdomen de l’endroit qu’elle avait touché, et la petite goutte, attachée, d’unepart, à la feuille, et de l’autre, à l’œuf, se tire en un (il qui bientôt se sèche etprend la consistance d’un gros brin de soie; lorsque l’Insecte éloigne encoredavantage le bout de son abdomen, le fil lui-même, qui a pris de la consistanceen se desséchant, retire du corps de la mère l'œuf auquel il est collé, et lui sertde support; dans cet œuf soutenu en l’air croît, la larve que vous avez vue ensortir.
Etudiez maintenant les mœurs carnassières de cette larve, et pour cela ob-servez celles qui éclosent sur l’arbre<où leur mère avait déposé les œufs. Remar-quez d’abord que tous les arbres qui portent de ces œufs nourrissent desmyriades de Pucerons attachés à l’écorce du végétal. L’Ilémérobe femelle con-naissait bien cette circonstance quand elle y a déposé les germes de sa posté-rité. Voyez une de ses larves sortir de son œuf: à peine éclose, elle court agile-ment sur les feuilles où vivent les Pucerons, en saisit un avec ses deux mandi-bules crochues, et le suce jusqu’à ce qu'il ne lui reste plus que la peau; cetteopération est pour elle l’affaire d’un instant, le plus gros ne l’arrête pas plus d’unedemi-minute; vous n’avaleriez pas plus lestement un œuf à la coque, que le pe-tit Ilémerobe ne vide son Puceron, qui est souvent plus volumineux que lui :aussi ces larves croissent-elles rapidement; en moins de quinze jours, ellesacquiérent le maximum de leur taille. Leur voracité s’étend aux animaux de leurespèce, et si l’une d’elles peut en attraper une autre avec ses mandibules, ellela suce impitoyablement. Os Vers ont été nommés Linux tirs l‘ur.emns, par