•ilS
INSECTES NÉ Y IU) ME U ES
raison comme le plus grand lléau des Indos. Eos meubles, les otollos, les mar-chandises de toute espèce sont bientôt réduits en poussière par leurs mâchoiresdestructives. Les planches, les solives, les charpentes des maisons, l'intérieurdes arbres servent à la fois à les nourrir et à les loger; elles y creusent desgaleries qui forment autant de roules conduisant au point central de leur do-micile, et ces corps, ainsi minés, ne conservant que leur écorce, tombent bien-tôt en poussière; si des obstacles forcent les Termites d’en sortir, ils en sortentpar des tuyaux ou des chemins couverts, qu'ils construisent avec des matièresligneuses, rongées par eux, et qui les dérobent toujours à la vue de l'homme.
Ees redoutables Insectes sont connus dans le pays sous les noms de Vay-vay.île Fourmis blanches, de ('.aria, etc. Ils vivent réunis en troupes, dont le nombreest incalculable; chaque société se compose d’insectes parfaits, mâles et fe-melles, de nymphes, de larves, et d’individus adultes, mais incomplets, qui nesont ni mâles ni femelles, et que, pour cette raison, on nomme neutres. Lesmâles et les femelles ne sont pourvus d’ailes que peu de temps avant, la ponte desicufs. Les larves leur ressemblent beaucoup, mais leur corps est plus mou, etelles sont aveugles ; ce sont elles qui exécutent, dans l’intérêt de leur société,les travaux qui sont si préjudiciables à l’homme : de là leur nom de Termitestravailleurs. Les neutres se distinguent par leur tête beaucoup plus forte et plusallongée, et dont les mandibules sont aussi plus longues, étroites et très-croi-sées l’une sur l’autre. Ils ne forment que le centième de la population, et neparticipent pas aux travaux, mais ils veillent à la défense de la communauté,et, dès qu'une brèche est faite à leur habitation, ils se présentent en foule etpincent avec force leur ennemi; on dit même qu’ils dirigent les travaux et sti-mulent les ouvriers. On a donné à ces individus neutres le nom de soldatsQuant aux nymphes, elles se reconnaissent très-bien aux fourreaux qui ren-ferment leurs ailes. L’Insecte parfait, outre la présence des ailes, diffère desSoldats par la forme de son corps, qui a huit lignes de longueur, et par ses grosyeux très-saillants.
L’est à l'époque de la saison des pluies qu’a lieu la ponte des umts. Les Ter-mites, devenus Insectes parfaits, quittent leur retraite primitive, s’envolent lesoir ou la nuit en quantité prodigieuse, et perdent le malin leurs ailes qui sedessèchent et tombent aux premiers rayons du soleil. Si la matinée est plu-vieuse, les ailes restent encore quelques heures attachées au corselet des Ter-mites, et on les voit épars, isolés, voltiger d’une place à l’autre, cherchant àéviter leurs nombreux ennemis, parmi lesquels est une espèce de Fourmi quiles poursuit jusque sur les arbres où ils se réfugient. Mais le plus souvent ilsperdent leurs ailes dès le matin, et gisent sur le sol, où les Reptiles et les Oi-seaux insectivores viennent en faire un carnage effroyable; de sorte que deplusieurs millions qui vivaient la veille, il en reste à peine quelques couplespour fonder une nouvelle société. Ces couples sont arrachés à leurs ennemispar les travailleurs qui courent continuellement à la surface de la terre, etviennent à leur secours. (Notez que les travailleurs, qui sont des larves,comme nous vous l’avons dit, n’out pas d’yeux, ou n’en ont que d’impercep-tibles. ) Jamais l’instinct conservateur ne fut plus merveilleux que dans cettecirconstance. Dès que les travailleurs ont sauvé un couple, ils le mettent aussi-