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matières que les Termites belliqueux, mais ils leur tlomienl une l'orme dilïe-rente. Sparmann les nomme nuis en tourelle; ils sont cylimlric|ues, liants dedeux pieds, et couverts d’un toit en forme de dôme. Le nombre de ces édificesest si considérable dans quelques parties de la côte d’Afrique , que de loin oncroirait voir un village. Us se couvrent ordinairement de gazon, et leur soliditéest très-grande. Des voyageurs assurent que souvent on voit des taureaux sau-vages monter sur ces petites élévations, pour y rester en sentinelle, pendantipie le reste du troupeau paît alentour. La figure extérieure de ces nids estplus curieuse que celle du nid des autres Termites, mais l’intérieur n’est pasaussi bien distribué. Tous ont d’ailleurs la même solidité; on les renverse plu-tôt à leur fondement qu’on ne les rompt dans leur milieu.
Les nids du Termite arboricole diffèrent des autres par la forme et la gran-deur; ils sont sphériques, bâtis sur les arbres, où ils tiennent quelquefois àune seule branche, qu’ils entourent à la hauteur de soixante à quatre-vingtspieds. 11 y en a quelques-uns qui atteignent le volume d’une barrique de sucre :ils sont composés de parcelles de bois de gomme et de sucs d’arbres aveclesquelles les Termites forment une pâte pour construire les cellules. Ces nidsrenferment une prodigieuse quantité d’individus de différente grandeur. Leshabitants du pays les recherchent pour en nourrir la volaille. Quelquefois ilsbâtissent leurs nids sur les toits, ou toute autre partie des maisons, et fontbeaucoup de dégât, mais moins encore que les Termites belliqueux.
Ceux-ci marchent sous terre ; sapeurs infatigables, privés d’yeux, mais gui-dés par leur instinct, ils descendent sous les fondements des maisons et desmagasins, pénètrent dans les poteaux qui soutiennent les bâtiments, les per-cent et les vident d’un bout à l’autre, sans qu’on s’en aperçoive, parce qu’ilsne touchent jamais à la surface, de sorte que le morceau de bois qui paraîtle plus entier tombe dès qu’on met la main dessus. — Les Termites arboricoless’introduisent souvent dans des coffres, y font leur nid, et détruisent tout cequ’ils contiennent. Rien n’est en sûreté avec eux, et en peu de temps différentesespèces, travaillant de concert comme des nations coalisées, démolissent unemaison de fond en comble. Si on ouvre un de leurs nids, les sohlals se présen-tent à l’entrée et le défendent avec fureur; ils mordent tout ce qu’ils rencon-trent; s’ils peuvent atteindre la peau de l'homme, ils y accrochent profondé-ment les mâchoires, ne lâchent jamais prise, et se laissent plutôt arracher parmorceaux. Ils montrent la plus grande agitation pendant tout le temps qu’ontouche à leur domicile ; mais dès qu’on s’éloigne, ils se calment, et au boutd’une demi-heure, les sentinelles sont toutes rentrées dans leur forteresse.
Les Termites voi/ageurs sont trois fois plus gros que les Termites belliqueux ;leurs larves ont des yeux et se rapprochent par leurs habitudes de nos Fourmis;le mâle et la femelle sont inconnus. Smeathman a eu l’occasion de les observerdans leur marche ; il les a vus dans une épaisse forêt, et les a entendus s’annoncerpar un sifflement qui lui lit craindre l’approche d’un Serpent. Le bruit lui lit di-riger ses pas à quelque distance du sentier où il se trouvait : là il vit avec sur-prise une troupe de Termites sortir de terre les uns après les autres, avec vi-tesse, par un trou qui n’avait pas plus de quatre à cinq pouces de diamètre. Amoins de trois pieds de cet endroit, ils se divisèrent en deux corps, composés des