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Deuxieme partie.
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INSECTES H Y M É N 0 l> T È K E S

dans le reste de son étendue, niais elle ne s'enroule jamais comme celle des Pa-pillons, dont nous parlerons bientôt. Quant aux mandibules, elles servent uni-quement à découper les matières dont les Hyménoptères font leur nid, ou bien àsaisir et à mettre à mort la proie dont ces Insectes sucent les humeurs. 11 existeen outre, dans l’intérieur de la bouche, des pièces solides qui manquent chez lesBroyeurs, et qui constituent des valvules destinées à fermer l’arrière-boucheou gosier, tant que l’animal n’est pas occupé à avaler sa nourriture.

Les Hyménoptères ont quatre ailes membraneuses (c’est ce qu’exprime leurnom, qui est assez impropre, puisque les Névroplères et les Diptères ou Mou-ches ont également des ailes membraneuses); les ailes supérieures sont tou-jours plus grandes, ont moins de nervures que celles des Névroptères , et nesont que veinées ; les femelles ont l’abdomen terminé par une tarière ou un ai-guillon. Tous, outre les yeux composés, ont trois petits yeux lisses, des antennestrès-variables, filiformes ou setacées dans la plupart; quatre palpes, dont deuxmaxillaires et deux labiaux; le thorax est de trois anneaux qui sont réunis enune masse, et dont l’antérieur est très-court, les deux autres confondus en un ;les ailes sont croisées horizontalement sur le corps, les tarses sont à cinq articles.La lari'ere, qui termine l'extrémité postérieure et inférieure de l’abdomen chezles femelles, est un appareil destiné à pratiquer des ouvertures ou incisionsdans les corps mous, pour y loger des œufs, qui descendent dans la plaie lelong de la gouttière formée par les lames ou filets de la tarière; de là le nomd ’oviducte (conduit des œufs) qu’on a donné à cet instrument; il se composeordinairement de trois pièces, dont deux latérales servent de fourreau à la troi-sième, laquelle est quelquefois double. Cette tarière, dans beaucoup de familles,se transforme en aiguillon, et alors l'appareil se compose d’une pièce supérieurecreusée inférieurement d’un canal ou coulisse pour emboîter les deux pièces pla-cées au-dessous d’elle. Les Hyménoptères subissent une métamorphose complète;leurs larves, pour la plupart, sont dépourvues de pattes, et ressemblent à unVer; quelques-unes ont six pattes écailleuses, et douze à seize autres simplementmembraneuses, ce qui les a fait nommer Fausses Chenilles; les unes et les autresont la tête écailleuse, avec des mandibules, des mâchoires et une lèvre munied’une filière pour le passage de la matière soyeuse qui doit être employée àla construction de la coque de la nymphe. — Les Hyménoptères , dans leur étalparfait, vivent presque tous sur les fleurs, et sont en général plus abondantsdans les contrées méridionales. La durée de leur vie, depuis leur naissancejusqu’à leur dernière métamorphose, est bornée au cercle d’une année.

Cet ordre a été divisé en deux grandes sections : celle des Hyménoptèresporte-larïere et celle des Hyménoptères porte-aiguillon. Commençons par lesPorte-tarière nommés aussi Térébranls, d’un mot latin qui a la même significa-tion : ils se divisent en deux familles, les Porte-Scie et les Pupivores.

Famille des Doute-Scie. — Les Hyménoptères qui la composent ontl’abdomen sessile, c’est-à-dire non séparé du corselet par un rétrécissement enforme de pédicule, et paraissant être une continuation du thorax ; la tarière desfemelles est en forme de scie, et sert à préparer un logement pour les œufs,aussi bien qu’à les y déposer. Les iarves ont six pieds écailleux. — Cette fa-mille se compose des deux genres Tenthrède et Sirex, de Linné .