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Deuxieme partie.
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iôî INSECTES HYMÉNOPTÈRES .

cl rayée ; sa tùle est écailleuse ; elle a six pattes très-courtes, et l’extrémité pos-térieure de son corps est renflée.

On trouve, dans les Ephémérules des curieux de In nature, une observation re-lative aux Urocères, cpii ferait croire que l'oviducic de ces animaux est une armedangereuse pour l'homme : il y est dit qu’en 1079 on vit, dans la ville deCzierck et ses environs, quelques Insectes ailés, inconnus, qui, avec leurs ai-guillons, blessèrent mortellement les hommes et les animaux. Ils se jetaientbrusquement sur les hommes sans être agacés, et s’attachaient au visage, à lapoitrine ou aux bras ; la piqûre était aussitôt suivie d’une tumeur dure ; si l’onn’avait pas soin delà blessure dans les trois premières heures, et si l’on ne sepressait d’en faire sortir le venin, on mourait pende jours après. Ces Insectestirent périr trente-cinq hommes dans le diocèse, et un grand nombre de Bœufset de Chevaux. Ils n’en voulaient qu'aux hommes. Vers la fin de septembre, lesvents en apportèrent quelques-uns dans une " ville, sur les confins de laSilésie et de la Pologne ; mais ils étaient si faibles, à cause du froid, qu’ils y fi-rent peu de dommages; huit jours après ils disparurent tous. Ces animaux, ditla relation, ont quatre ailes, et portent sous le ventre un long aiguillon, munid’un fourreau, qui s’ouvre et se sépare en deux : ils font entendre un bruit très-aigu, en se jetant sur les hommes. L’auteur a joint «à cette observation une des-cription très-étendue, accompagnée de figures grossières, qui ne permettent pascependant de méconnaître YUroccrc géant. Latreille refuse d’ajouter foi à celleobservation : il ne lui paraît pas possible que la tarière des Urocères, destinerà déposer des œufs dans les fentes des arbres, puisse devenir une arme offen-sive; et en supposant que ces Insectes aient piqué quelques personnes, il nepense pas (pie la piqûre soit venimeuse. Nous ne partageons pas son incrédu-lité : d'abord le fait est peu ancien, attesté par une population tout entière, etla description de l’animal est exacte; ensuite est-il absurde de croire que desInsectes qui habitaient exclusivement les montagnes boisées d’arbres verts, etque les vents avaient expatriés au moment de leur ponte, aient cherché dans leschairs de l'homme et des animaux des parties molles propres à recevoir leursœufs, qu’ils ne pouvaient loger ailleurs? Cela posé, ne peut-on pas admettre quel'introduction d’un œuf volumineux, et probablement enduit d'une liqueur âcre,ait produit une inflammation mortelle ? Ceci est bien plus vraisemblable encoreque l’histoire très-vraie des ravages causés par la Pustule maligne, phénomènesdont personne ne doute, et qui se reproduisent trop souvent dans nos campa-gnes. Lorsque l’année a été chaude et humide, que les pâturages sont de mau-vaise qualité, les bestiaux sont frappés d’une maladie éminemment contagieuseet mortelle : il se développe dans le tissu cellulaire situé sous leur peau, et dansla peau même, des tumeurs inflammatoires, nommées diarbou, qui frappent degangrène tous les tissus environnants, et l’animal meurt au bout de deux a troisjours; il faut alors séquestrer les animaux atteints de cette maladie, sans quoitout le troupeau serait atteint. La contagion n’épargne pas les bergers qui soi-gnent les bestiaux, et les paysans de la Bourgogne, de la Lorraine, de la Fran-che-Comté ne le savent que trop. Mais ce qu'il y a de plus terrible, c'est que leprincipe de cette maladie, nommée pustule maligne, peut être transporté à tra-vers l’espace par des Insectes qui auraient été en contact avec les animaux ma-