FAMILLE DES PUPIVORES.
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l.idcs. l'ne Mouche a posé ses tarses spongieux sur les tumeurs charbonneusesd’un bœuf ou d’un mouton ; elle vient ensuite se fixer sur voire main ou votrevisage : ’ es heures après, une vive démangeaison appelle votre attention
sur une petite tache semblable a une piipire de I’uce, qui s étend rapidement enlargeur et en profondeur, et que surmonte ensuite une vésicule pleine de séro-sité; au bout de vingt-quatre heures la tumeur s’est durcie, et vous cause unesensation de chaleur, que vous comparez à celle produite par le contact d'uncharbon incandescent. A cette cuisson douloureuse succède un profond engour-dissement de la partie malade : la tumeur devient un bourrelet élastique, qui sedésorganise bientôt, et la mort arrive en vingt-quatre ou trente-six heures.Ajoutez à ces symptômes le cortège de ceux qui caractérisent la fièvre putrideet maligne, tels que les nausées, les vomissements, la petitesse du pouls, les dé-faillances, l’anxiété et la décomposition des traits de la face, l’insomnie, le dé-lire, etc. ; et vous conviendrez que la pustule maligne est bien autrement sur-prenante dans ses effets que la piqûre de l’Urocère géant. N’allez pas pour celaprendre l’alarme et faire votre testament dès qu’une Mouche se sera posée survotre visage; ces accidents n’arrivent que dans le voisinage des troupeaux in-fectés, et lorsque Vépizoolie sévit avec une malignité extraordinaire. On peutd'ailleurs y porter remède : la maladie, toute locale dans son principe, peut êtrearrêtée par un traitement tout local, analogue à celui qu’on met en usage contrela morsure des Serpents venimeux, et qui consiste à ouvrir largement la partieblessée, pour la cautériser ensuite par les agents chimiques les plus puissants,ou même par le feu, lorsqu'on n’a pas ces agents sous la main. Rassurez-vousdonc, et revenons à nos Hyménoptères.
Les Ortjsscs, qui appartiennent aussi au genre Sirex, se distinguent des Cro-cères, en ce que les antennes sont insérées près de la bouche, et composées dedix à onze articles seulement ; les mandibules sont sans dents; l’extrémité del'abdomen est presque arrondie, faiblement prolongée et renferme dans son in-térieur une tarière menue et roulée en spirale : tel est POrysse couronnéOn/ssus coronalus, de Fabricius), qui est noir et dont la tête est couronnée detubercules; il a une bande blanche aux antennes, une ligne blanche au bord in-terne de chaque oeil, les genoux et le bas des jambes blancs, l’abdomen rouge,noir à sa base ; les ailes supérieures ont près de leur extrémité une grande tachenoirâtre renfermant un trait blanc. Cet Insecte habite le midi de la France ; ilest vif, inquiet, agile, et fréquente de préférence les vieux arbres exposés ausoleil.
Famille des Pupivores. — Les Hyménoptères porte - tarière de cettefamille ont l’abdomen attaché au corselet par une simple portion de leur dia-mètre transversal, et ordinairement par un pédicule qui permet une grandemobilité à l’abdomen : le premier anneau de celui-ci semble faire partie ducorselet parce qu’il précède l’étranglement, ce qui pourrait faire croire que lecorselet se compose de quatre anneaux. Les larves n’ont pas de pieds; c’est cequi explique pourquoi, ne pouvant se transporter d’un lieu à un autre pourchercher leur nourriture, elles sont parasites, et vivent dans le corps des Che-nilles et des nymphes de Papillons et autres Insectes, où leur mère a dû in-troduire l’œuf qui les contenait : de là le nom de Pupivores (mangeurs de Clie-