Wi INSECTES HYMÉNOPTÈRES.
elevées, il esl probable que leurs larves vivent cachées dans la terre. — Le Bk-thïle ponctué [Bédiylus punclala, de Latreille), qui se trouve aux environsde Paris , est noir luisant, ponctué sur la tôle et sur le corselet; quelques articlesdes antennes, après le premier, le bout des jambes et des tarses sont bruns; lesailes supérieures sont obscures, avec une nervure fine, blanche, trifule à sonextrémité.
Le sixième et dernier genre de la famille des Pupivores est celui des Chrysis(ce mot signifie doré). 11 n’est pas d’insectes qui méritent mieux cette épilhèleque les Chrysis; on leur donne vulgairement le nom de Guêpes dorées , il vau-drait mieux les appeler des Guêpes-Colibris, leurs allures même aideraient àjustifier la comparaison. Ils se promènent, mais avec une agitation continuelleet une extrême vivacité de mouvements, sur les murs et sur les vieux bois ex-posés aux ardeurs du soleil; vous en rencontrerez aussi sur les Heurs. Leurcorps est allongé et couvert d’un derme solide; leurs ailes inférieures, de mêmeque dans les trois genres précédents ( Cynips , Clmlcis, Bétliyle), ne sont pasveinées; mais ils se distinguent par leur tarière, qui est formée des trois der-niers anneaux de l’abdomen, s’emboîtant les uns dans les autres, à la manièredes tubes d’une lunette d'approche, et terminés par un petit aiguillon. Les an-tennes sont allongées en fil, coudées, vibratiles et composées de treize articles;les mandibules sont arquées, étroites et pointues; les palpes maxillaires sonlordinairement plus longs que les labiaux, et composés de cinq articles inégaux;les labiaux en ont trois. Le corselet est demi-cylindrique ; l’abdomen esldemi-ovale, tronqué à sa base, et semble sessile au premier coup d’œil ; sonextrémité est ordinairement terminée par des dentelures. Les Chrysis dé-posent leurs œufs dans les nids des Abeilles solitaires, maçonnes et autres.Leurs larves dévorent celles de ces Insectes. Quand on les prend entre lesdoigts, ils se roulent en boule, en courbant leur ventre en dessous, et portantson extrémité jusqu a leur tête; ils appliquent en même temps leurs pattes etleurs antennes contre leur corselet, et renferment toutes ces parties dans la ca-vité de leur ventre. L’aiguillon des femelles est tout à fait inoffensif.
Le Llirysis enflammé.