FAMILLE DES MELLIFERES.
■ILS
Le Ciirysjs enflammé (Clmjsis ignila, de Linné) a quatre lignes de longsur une de large. Le devant delà tête est d’un vert doré, et la partie postérieured’un bel azur; le corselet est également azuré, avec quelque mélange de vert; lebout de ce corselet se termine de chaque côté par des pointes épineuses ; l’abdo-men, à sa partie antérieure, est d’un beau vert doré, et la partie postérieure estd’un rouge cuivreux très-poli; l’avant-dernier anneau est couronné de petitespointes lines et serrées, et le quatrième, ou dernier, par quatre dentelures plusgrosses et bien marquées; le dessous du ventre est vert, plat et concave. Toutl’Insecte est point illé par-dessus, ce qui rend sa couleur très-brillante. Ses anten-nes sont noires, et ses pattes vertes et dorées. Cet Insecte est commun le longdes vieux murs, dans les trous desquels il se loge.—Le Ciirysis bleu (Clirgsiseyemea, de Linné) n’a qu’une ligne et demie de longueur. Tout son corps estbleu; la tète et le corselet sont pointillés ; l’abdomen est lisse, et a trois dente-lures; le corselet porte deux épines lalérales vers sa base; les antennes sontnoires.
La seconde section de l’ordre des Hyménoptères est celle des Porte-aiguillon.Ici la tarière est remplacée par un aiguillon caché et rétractile, c’est-à-direpouvant entrer et sortira volonté. Chez la femelle, il existe toujours un petitappareil, situé vers l’extrémité de l’abdomen, et sécrétant un liquide vénéneuxque l’animal emploie pour sa défense; quelquefois, à défaut d’aiguillon, l’In-secte se borne à lancer ce venin; mais, en général, la petite poche dans laquelles’amasse ce liquide communique avec un aiguillon destiné à le verser au fondde la plaie faite par cet instrument. Le mâle est toujours privé d’aiguillon, maisla femelle en est pourvue, et sa piqûre détermine une inflammation très-dou-loureuse.
Les Hyménoptères porte-aiguillon ont des antennes simples et composéesde treize articles dans les mâles, et de douze dans les femelles. Les quatre ailessont toujours veinées; l’abdomen, toujours uni nu corselet par un pédicule, estcomposé de sept articles dans les mâles, et de six dans les femelles.
Cette section a été divisée en quatre familles : les Ilétcrogyncs, les Fouisseurs,les Diplopt'cres et les MeUijeres.
Famille des Mellifères. — Voulez-vous assister au spectacle d’unenation sortie toute civilisée des mains du Créateur ; d’une nation qui, depuis desmilliers d’armées, sans publicistes, sans journaux, sans parlement, réalise unede ces utopies politiques que l’homme se contente de rêver, et dont, jusqu’à cejour, il n'a connu que le programme? Ce n’est pas en Chine, aux Etats-Unis ,en Angleterre, en France qu’il vous faut aller pour cela. Quelle que soit la ré-gion qu vous habitez, allez parcourir les bois; vous trouverez votre cité-modèledans le creux d’un vieux tronc d’arbre. Si vous craignez la fatigue de cetteexploration, entrez dans la première ferme que vous rencontrerez, et demandezau métayer à voir une de ses ruches à miel. Là, réside le peuple industrieuxdont je vous propose d’observer les mœurs: là, vous allez rencontrer des mer-veilles qui provoqueront dans votre esprit plus d'une comparaison humiliantepour l’espèce humaine.
Amour de l’ordre et du travail; organisation de la spécialité; économie sa-vante dans les voies et moyens; surveillance sévère de l’emploi du trésor pu-