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Deuxieme partie.
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extrémité libre est creusée d'une fosse Ile ; lorsque l’animal r ' i* ses man-dibules, elles s’appliquent l'une contre l’autre par le bord supérieur de la fos-sette et forment une pince tranchante, tandis que le bord inférieur de cettemême fossette, ne se rapprochant pas également de son vis-à-vis, constitue unesorte de gouttière ; en outre, la cavité à laquelle chaque mandibule contribuepour moitié n’est pas simple, une arête longitudinale la divise en deux por-tions. Vous allez facilement comprendre ce qui résulte de cette conformation :

l’Abeille ouvre ses mandibules, saisit entreelles l'objet dont elle a besoin ; le bord su-périeur le tranche sans peine, parce qu’il estde consistance molle; et la matière broyées’accumule dans les fossettes placées au-des-sous. Mais alors les mandibules, continuantà se rapprocher, compriment et refoulent lesmatériaux entassés dans cette cavité, et ceux-ci, ne pouvant remonter, puisque les bordssupérieurs des mandibules se sont rejoints,descendent vers la bouche, par l'intervalleque laissent entre eux les bords inférieursde la mandibule, c’est une espèce de filièrequi sert à l’animal pour construire ses cel-lules, comme nous vous l’expliquerons bientôt.

Étudiez de nouveau la trompe, que vous avez vue fonctionner sur votre main ;c'est la lèvre inférieure qui la constitue essentiellement; elle est très-longue,ainsi que les deux palpes qui la terminent latéralement. Mais la languette l'estencore davantage; cette lèvre inférieure est protégée par les deux mâchoiresqui forment autour d’elle une sorte d’étui. Quand l’animal fait son repas, lalanguette, en léchant ou en lapant, se charge de la liqueur miellée; cette li-queur passe entre la lèvre et les mâchoires, et gagne une ouverture placée à labase de la trompe, au-dessous du labre: cette ouverture est l'entrée du gosier;elle est fermée par une espèce de langue charnue, dont la forme est triangu-laire. C’est par cet orifice que s’échappe ordinairement une goutte de miel,lorsqu’on presse l’Abeille entre les doigts ; si vous ouvrez l’abdomen, vous ytrouverez un jabot qui renferme du miel, puis un second estomac, contenant dupollen. Ces deux estomacs, qui se font suite, communiquent avec la bouche parun œsophage traversant l’intérieur du corselet.

Remarquez les arceaux inférieurs des six anneaux qui composent l’abdomen ;chacun d’eux, à l’exception du premier et du dernier, laisse suinter une ma-tière blanche qui se moule en forme de lame courbe, et sort par les intervallesdes anneaux. Cette matière n’est autre chose que de la cire; elle provient dedeux poches occupant la face interne de chaque arceau inférieur. Ces pochescommuniquent avec l’intérieur de l’abdomen par un réseau membraneux iimailles hexagonales, qui paraît être le tissu glanduleux destiné à sécréter la

Houehc (l'Abeille

4 LA. Labre, ou lèvre supérieure. — L. Lèvre inférieure. — MD. Ml). Mandibules.— MA. MA. Mâchoires.