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intérieures; tantôt line simple ouverture, ménagée au bas du nid, sert de pas-sage; tantôt un chemin tortueux, couvert de mousse et long de deux pieds,conduit à l'habitation; le fond est tapissé d’une couche de feuilles sèches, surlaquelle doit reposer le couvain.
Chaque nid est commencé, en avril, par une femelle qui est restée engourdiependant l'hiver dans son nid ou dans quelque trou. Au retour de la bellesaison, pressée du besoin de pondre, elle s’occupe à construire un logementpour ses petits. La première chose qu’elle fait dans son nid, c’est d’y déposerun massif de cire brune, irrégulière, mamelonnée, ayant la forme et la couleurd'une truffe; dans la cavité intérieure de celle-ci, elle pond quelques œufs, etplace auprès un petit gobelet de cire plein d'un bon miel. Les Insectes quisortent de ces premiers œufs sont des Ouvrières qui aident leur mère dans laconstruction des autres massifs de cire où elle doit déposer de nouveaux œufs.Les larves qui en sortent après quatre à cinq jours sont sans pattes, blancheset semblables à celles des Abeilles; elles se nourrissent avec une bouillie depollen humecté de miel, que les Ouvrières ont placée dans leur cellule. Quandcette provision est épuisée, ces Ouvrières font un trou au couvercle, re-nouvellent la provision et referment la loge. A mesure que les larves pren-nent de l'accroissement, leur cellule, qui devient trop étroite, se fend surles côtés; les Ouvrières l'élargissent, en y ajoutant de la cire: quelques joursaprès, les larves se séparent, et filent des coques de soie, lixées verticalementles unes contre les autres; la nymphe y est toujours dans une situation renver-sée, cl la tète en bas, comme le sont dans leur coque les femelles de l'Abeilledomestique; aussi ces coques sont-elles toujours percées à leur partie infé-rieure lorsque l’Insecte parfait en est sorti. Les métamorphoses sont achevéesau mois de juin, et comme les coques se trouvent enveloppées dans un massifde cire, les Ouvrières en démolissent les parois pour faciliter la sortie desjeunes Bourdons. Bientôt, le nombre des coques s’accroît, et elles forment desgâteaux irréguliers, s'élevant par étages, sur les bords desquels on distinguela matière cireuse, de couleur brune, première enveloppe des œufs.
Les Bourdons composent un sous-genre nombreux, dont les espèces sontrépandues dans toutes les parties du monde. Le Bourdon souterrainApis terreslris, de Linné ) est noir; l'abdomen est blanc à son extrémité, jauneà sa base, ainsi que le devant du corselet, ce qui forme deux bandes jaunestransversales. On le trouve partout aux environs de Paris ; il est bien connudes enfants qui le privent de la vie pour extraire le miel de son jabot, et le su-cer.— Le Bourdon des meures {Apis Inpidarius, de Linné ), par exceptionaux autres espèces de France , s’établit à la surface de la terre, sous des tas depierres; la femelle est noire, avec l’abdomen rougeâtre au bout, et les ailes in-colores; le mâle, dont Fahricius faisait une espèce particulière, sous le nom deBonibus nrlmstnruni, a le devant de la tète et les deux extrémités du thoraxjaunes. — Le Bourdon des rochers ( Apis rnpesiris, de Fahricius) est uneespèce iare aux environs de Paris ; le corps est noir; l’extrémité de l’abdomenest rouge et les ailes sont noirâtres. —Le Bourdon des jardins (.-l/ns horto-nun, de Linné) est noir; l’abdomen est blanc à son extrémité; le devant du cor-selet. son extrémité postérieure et la base de l’abdomen sont de couleur jaune,ü. (î->