FAMILLE DES DIPLOPTÊItES.
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de la couleur et. de la consistance du cambouis, et d’une odeur narcotique. —L’AiNdrèxe glutisedse (d/ns succincia, de Linné) est petite, noire, avecdes poils blanchâtres, ceux du corselet roussâlres; l’abdomen ovoïde, le bordpostérieur de ses anneaux couvert d’un duvet blanc formant des bandes. Lein^le a les antennes plus longues. La femelle fait dans la terre un trou cylin-drique dont elle enduit les parois d’une liqueur gommeuse qu’on peut compa-rer à la bave visqueuse et luisante des Limaçons; elle y place ensuite boulabout, et dans une file, des cellules composées de la même substance, d’uneforme analogue à celle d’un dé à coudre, et renfermant chacune un œuf et dela pâtée.
Famille des Diploptk k es. — Les Insectes qui composent cette famillesont les seuls de la section des Hyménoptères porte-aiguillon qui aient les ailessupérieures doublées longitudinalement; c’est ce qu’exprime le nom de l)i-plopteres, qu’on leur a donné, assez mal à propos, puisque ce mode de confor-mation des ailes n’existe pas dans tous les genres. Les antennes sont générale-ment coudées et en massue, les yeux échancrés, le corps glabre, noir et plusou moins tacheté de jaune. Beaucoup de ces Insectes vivent en sociétés com-posées d’Ouvrières aussi bien que de mâles et de femelles. Les femelles qui ontrésisté au froid de l’hiver commencent l’habitation et soignent les petits,qu’elles mettent au jour, jusqu’à ce qu’il soit né des Ouvrières qui les aidentdans leurs travaux. Cette famille se compose presque exclusivement du grandgenre Guêpe, qui a pour caractèresdes antennes de treize articles dans les mâles,de douze dans les femelles, terminées en massue allongée, pointue et quelque-fois crochue au bout. La languette est tantôt divisée en quatre filets plumeux,tantôt en trois lobes ayant quatre points glanduleux au bout, un à chaque lobelatéral, et les deux autres sur le lobe intermédiaire, qui est plus grand, évaséet bifide. Les mandibules sont fortes et dentées; le chaperon est grand. Lesfemelles et les neutres sont armés d’un aiguillon très-fort et venimeux. Leslarves sont des Vers sans pattes, renfermés chacun dans une cellule, où ils senourrissent, tantôt de cadavres d’insectes, dont la mère les a approvisionnésau moment de la ponte, tantôt du miel des fleurs ou du suc des fruits, tantôtenfin de matières animales élaborées dans l’estomac de la mère et des Ou-vrières. Il y a un grand nombre d’espèces de Guêpes, et elles forment plu-sieurs sous-genres : nous allons vous faire connaître celles dont les mœursoffrent le plus d’intérêt.
L’Odynère des murailles ( Vespa muraria, de Linné) est une GuêpeMaçonne, dont l’industrie maternelle est supérieure peut-être à celle de l’AbeilleMaçonne, que vous connaissez : elle est très-noire, les jambes et les tarses sontjaunes, ainsi que l’intervalle des antennes, le bord antérieur du corselet, le bordsupérieur et postérieur des cinq premiers anneaux de l’abdomen; le second an-neau est grand, les ailes sont obscures. C’est vers la fin de mai et pendant toutle mois de juin que vous pourrez voir cette Guêpe industrieuse se mettre à l’ou-vrage : elle creuse dans le sable un trou profond de deux pouces, dont le dia-mètre surpasse peu celui de son corps, et à mesure qu’elle en retire les maté-riaux, elle dispose ceux-ci en dehors de manière à leur donner la forme d’untuyau recourbé; ainsi la cavité qu’elle a creusée se continue avec un tube qui a