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Deuxieme partie.
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FAMILLE DES DIPLOPTÈKES.

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))ontc. Dés qu'une Femelle a trouvé un endroit convenable pour établir le sien,elle se met à l'ouvrage avec la plus grande activité; elle commence par poserle premier fondement de l'édifice, qui consiste en un pilier gros et solide, faitde la même matière que le reste du nid, c’est-à-dire d’un papier très-grossier,de couleur feuille morte. Ce papier est fabriqué avec les fibres de l’écorce duFrêne , qu elle a broyées entre ses mandibules; tout en dépouillant la branche,la Guêpe frelon recueille un liquide sucré qui s’en écoule. Le pilier est toujoursplacé dans la partie la plus élevée du nid. La Guêpe y attache une espèce decalotte qui servira de toit à l’édifice ; ensuite elle place au-dessous de cette calotteun second pilier, qui n’est que la continuation du premier, et qui doit servir debase au premier gâteau de cellules. Ces cellules sont semblables à celles de laGuêpe commune ; dès que la Femelle en a construit quelques-unes, elle y pondaussitôt des œufs ; et, quand les larves sont écloses, c’est elle seule qui pourvoità leur nourriture; quand les larves ont pris leur accroissement, elles tapissentl’intérieur de leurs cellules avec de la soie, y font un couvercle de la même ma-tière, et se changent en nymphes. Les premières Guêpes qui paraissent sonttoutes des Ouvrières; elles s’occupent de la construction du nid et nourrissentles larves; la Femelle continuant de poudre, le nid devient trop petit, les Ou-vrières agrandissent l’enveloppe et le gâteau, et, quand celui-ci est poussé jus-qu’au bout de celte enveloppe, elles en recommencent un autre; le dernier estattaché au premier parun ou plusieurs piliers; bientôt l’enveloppe est achevée,de nouveaux gâteaux la remplissent, et alors il ne reste plus qu'une ouvertureau nid ; celte ouverture correspond à celle du tronc d’arbre où il est logé; c’estla porte d’entrée et de sortie.

Les jeunes femelles et les jeunes mâles ne paraissent qu’en automne, mais leslarves d’Ouvrières qui ne doivent parvenir à l’état parfait qu’au mois d’octobresontmises à mort avant cette époque. Les Ouvrières les arrachent des cellules etles jettent hors du nid. Enfin il ne reste plus, à la fin de l’automne, que quelquesFemelles qui se tiennent sur les arbres d’où découlent des liqueurs sucrées, etdont deux ou trois à peine résistent aux rigueurs de l’hiver. Ainsi finissent cessociétés, qui se composent de cent à cent cinquante individus.

La Guêpe gauloise (Vespa gnllica, de Linné) est plus petite que la Guêpecommune ; elle est noire ; le chaperon est jaune, ainsi que deux points sur le dosdu thorax et six lignes à l’écusson ; l’abdomen, de forme ovalaire et tenu par uncourt pédicule, porte deux taches jaunes sur le premier et le second anneau, dontle bord supérieur est jaune ainsi que celui de tous les autres. Vous rencontrerezsouvent dans les bois le guêpier de cette jolie espèce, fixé sur une branche d’ar-buste; il a la forme d’un petit bouquet étagé, composé de vingt à trente cellules,dont les latérales sont plus petites ; ce guêpier n’est pas abrité par une enveloppecommune, et il reste exposé à toutes les injures de l’air, mais sa disposition esttelle qu’il n’a pas besoin de couverture; les Guêpes l’ont attaché autour de labranche par un lien solide, et la tranche du gâteau est verticale, c’est-à-direque les cellules sont dirigées horizontalement : vous concevez que si elleseussent eu leurs ouvertures en haut, la pluie les eût inondées; si elles eus-sent regardé le sol, l’inconvénient, quoique moindre, subsistait encore; maisles intempéries de l’air sont sans puissance contre un nid vertical dont les cel-