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recueilli ; cela se l'ail <l<; gré à gré cl sans combat, et ce qui le prouve, c'est quecelles qui, au lieu d’aller à la chasse, sont tombées sur des fruits, et qui, avanttout mangé, semblent revenir à vide, ne laissent pourtant pas d’être en état derégaler leurs compagnes; car elles font sortir de leur bouche une goutte de li-queur claire, qui est avidement sucée par d’autres Guêpes; dès que cettegoutte est bue, elle en l'ait sortir une seconde, puis une troisième, qui sontégalement distribuées aux autres Guêpes sédentaires.
Vous remarquerez ici une différence notable entre les mœurs des Guêpes etcelles des Abeilles : chez les Guêpes, les Mâles travaillent comme les Ouvrières ;ils ne font pas d’excursions, mais ils s’occupent, dans l’intérieur du guêpier, àle nettoyer et à enlever les cadavres des Guêpes qui meurent. Aussi n’ont-ilspas à craindre le massacre ([lie les Abeilles font des Faux Bourdons après laponte. Les mères sont quelquefois au nombre de plus de trois cents, quoiqueprimitivement il n’y en ait eu qu’une pour fonder la colonie; mais ces mèresvivent entre elles en bonne intelligence, et de pins elles donnent l’exemple dutravail à leurs petits.
Les larves se changent en nymphes vingt jours après être sorties de l’œuf.Pour se métamorphoser, elles s’enferment dans leurs cellules, et en sortent aubout de dix jours, à l’état parlait. Aussitôt qu’une cellule se trouve vide, unevieille Guêpe la nettoie, pour la mettre en étal de recevoir un œuf. Le guêpierqu’occupent ces Insectes pendant quelques mois, et pour lequel ils se donnenttant de peine, ne doit cependant durer qu’une année. Cette habitation, si peu-plée pendant l’été, est presque déserte pendant l’hiver, et entièrement aban-donnée au printemps. Presque toutes les Guêpes périssent en automne, il nereste que quelques mères, qui doivent perpétuer l’espèce au renouvellement dela belle saison ; une seule Femelle est la mère de tous les individus qui naissentdans le guêpier. Les Ouvrières, qui sont les plus utiles, paraissent les premièrespour seconder leur mère commune; les Mâles et les Femelles ne se montrentqu’au commencement de l’automne.
Les Mâles n’ont pas d’aiguillon, mais les Ouvrières, et surtout les Femelles,possèdent une arme dont la piqûre est beaucoup plus douloureuse que celle desAbeilles.
Dès que les premiers froids se font sentir, les Guêpes, qui prévoient queleurs petits souffriront de la disette, arrachent des cellules les larves et les nym-phes, qui sont portées hors du guêpier par les Ouvrières et les Mâles; bientôtelles-mêmes périssent les unes après les autres, par le défaut de chaleur etd'aliments.
La Guêpe frelon ( Vespa crabro, de Linné ) est longue d’un pouce; latète est fauve, avec le devant jaune; le thorax est noir, tacheté de fauve; lesanneaux de l’abdomen d’un brun noirâtre, avec une bande jaune, marquée dedeux ou trois points noirs au bord postérieur. Elle fait son nid à l’abri du ventet des grandes pluies, soit dans le tronc (les arbres dont l’intérieur est pourri,soit dans les trous des vieux murs, soit même dans les greniers des maisons.Les Femelles se montrent au commencement du printemps; la chaleur de l’at-mosphère les force à sortir de la retraite où elles sont restées engourdies pen-dant l’hiver, et elles s’occupent de la construction de leur nid, afin de faire leur