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Deuxieme partie.
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FAMILLE L) K S Il É T É II OH YN ES.

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Famille des IIétérogynes. — Celle famille, par laquelle nous allonsterminer l’ordre des Hyménoptères, se compose de deux ou trois sortes d’in-dividus, Mâles, Femelles et Neutres, qui ont tous les antennes coudées, et lalanguette petite, arrondie et voûtée ou en cuiller. Le nom d ' Hétérogijncs, (piisignifie Femelles différentes, vient de ce que les femelles sont ailées chez lesuns, et aplères chez les autres. Cette différence établit dans la famille deuxgrands genres : les Fourmis et les Mulilles.

Les Mulilles vivent solitairement; chaque espèce n’est formée que de deuxsortes d’individus, de Mâles ailés et de Femelles aptères, toujours armées d'unfort aiguillon. Les antennes sont filiformes, vibratiles, avec le premier et leIroisième articles allongés; mais la longueur du premier article n’égale jamaisle tiers de la longueur totale de l’antenne. Les espèces de ce genre habitentpresque toutes les pays chauds. On en connaît trois ou quatre seulement auxenvirons de Paris : elles se trouvent dans les endroits sablonneux, où elles cou-rent avec vitesse, quelquefois aussi cachées sous les pierres et sur les (leurs.Vous pourrez prendre sans crainte les Mâles; mais lorsque vous saisirez uneFemelle entre les doigts, elle vous piquera fortement avec son aiguillon. — LaMutille t h i co l o ii e ( Mutilla européen, de Linné) est rare en France , maison la rencontre aux environs de Paris . La Femelle est noire, velue; le dos ducorselet est d’un rouge fauve ; l’abdomen porte sur le bord postérieur de sestrois premiers anneaux trois bandes d’un blanc jaunâtre, dont les deux der-nières sont rapprochées. Le Mâle est d'un noir bleuâtre avec le dessus du cor-selet rouge, et l’abdomen semblable à celui de la F’emelle.

Les Fourmis, qui forment le second genre de la famille des Ilétérogynes, viventen société, et nous offrent trois sortes d’individus dont les Mâles et les Femellesailés, et les Neutres aptères; chez les Femelles et les Neutres, les antennes vonten grossissant, et la longueur de leur premier article égale au moins le tiersde leur longueur totale; le second est presque aussi long que le troisième, eta la forme d’un cône renversé. Le labre des Neutres est grand, corné, et tombeperpendiculairement sous les mandibules. Le pédicule de l’abdomen est enforme d’écaille ou de nœud, soit unique, soit double, caractère qui fait aisé-ment reconnaître les Fourmis : leur tête est triangulaire, avec les yeux ovaleset entiers; le chaperon grand, les mandibules fortes, les mâchoires et la lèvrepetites, les palpes filiformes, dont les maxillaires plus longs ; le thorax comprimésur les côtés, et l’abdomen presque ovoïde, muni, dans les Femelles et les Ou-vrières , tantôt d’un aiguillon, tantôt de glandes, qui sécrètent un acide parti-culier, connu sous le nom d’acide formique.

Avant de vous faire connaître les mœurs des Fourmis indigènes, que vouspourrez observer en France et dans toute l’Europe tempérée, nous allons ex-poser brièvement les caractères extérieurs qui distinguent les neutres de chaqueespèce. 11 y en a une quinzaine, que vous rencontrerez communément, et parlesquelles vous pourrez vérifier les observations d’IIuber fils, qui a été pourles Fourmis ce que son père fut pour les Abeilles.

La Fourmi Hercule ( Formica llereuleana, de Linné ) est la plus grandeespèce d’Europe : sa longueur est de six à sept lignes ; elle est noire; le cor-selet. la base de l’abdomen et les cuisses sont d’un rouge de sang; elle habile