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de deux épines; le corselet porte quatre tubercules aigus en devant, et deuxépines en arriére. On la connaît à Cayenne sous le nom de Fourmi de visite.liés que les colons la voient paraître, ils ouvrent tous les meubles de leursmaisons; les Fourmis y entrent et exterminent les Kakerlacs, les Souris, lesliats et autres animaux incommodes; mais ces visites n’ont lieu qu’une loispar année, et les Attes sont souvent deux et trois ans sans paraître. Ellespratiquent dans la terre des cavités qui ont quelquefois lmit pieds de profon-deur. Elles les abandonnent tous les ans pour émigrer au loin. C'est à cetteépoque qu'elles pénètrent dans les maisons. Lorsque, dans leurs excursions,ces Insectes rencontrent un intervalle à franchir, ils se conduisent commequelques Singes à queue prenante : l’un d’eux se fixe à un corps quelconque,une branche d’arbre, par exemple ; un second s’attache au premier, un troi-sième au second, et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’ils aient formé une chaînequi, étant poussée par le vent, permet au dernier chaînon de prendre un autrepoint fixe du côté opposé. Sur ce pont suspendu passent toutes les autres Four-mis, et la colonne émigrante poursuit sa route à travers les bois.
O II DR IC DES LÉPIDOPTÈRES.
L'ordre que nous venons d’étudier nous a montré les exemples les plus cu-rieux de l’industrie des Insectes ; celui que vous allez connaître ne vous offrirapas la même variété de mœurs, et toutefois les facultés instinctives que lesLépidoptères ont reçues du Créateur suffisent à la conservation de l’espèce. Cen’est pas dans l'Insecte parfait, c’est dans la larve qu elles sont le plus remar-quables, autre différence qui distingue cet ordre de celui des Hyménoptères;mais la nature a largement compensé l’infériorité intellectuelle qui place lesPapillons au-dessous des Abeilles: et s’ils ne sont pas les plus industrieux,ils sont les plus beaux, les plus élégants, les plus brillants animaux de leurclasse.
Quatre ailes écailleuses et une trompe, voilà les deux caractères qui appar-tiennent exclusivement à l’ordre qui va nous occuper. Les ailes sont mem-braneuses, comme celles des Névroptères et des Hyménoptères ; mais leursdeux surfaces sont recouvertes de petites écailles colorées semblables à unepoussière farineuse, et qui s’enlèvent au toucher (de là le nom de Lépido-ptères, qui signifie ailes écailleuses). Ces écailles, d’un brillant poli, de formeset de couleur variées à l’inlini, et qui semblent une poudre impalpable, sont im-plantées dans l’aile par un pédicule, et couchées en recouvrement. On peut lesconsidérer comme autant de petites plumes posées sur une peau délicate ettransparente; et ce qui légitime la comparaison, c’est que toutes sont traver-sées par des trachées qui les rendent perméables à l’air comme les plumes desOiseaux. A la base de chacune des ailes supérieures, on voit une petite pièce
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il.