FAMILLE DES DIURNE S.
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C'est loi qui, sous l'abri d’une humide ramée,
Qu’empourprait du couchant la splendeur enflammée,
Tressaillis, à l’aspect du Carabe aux points d’or,
Hélas! quel dieu cruel, dans sa jalouse envie,
Troubla les voluptés d’une si douce vie,
T’exila de tes monts, et, captif dans Paris ,
Te força d’abdiquer tes penchants favoris?
Chantre de Jean Sbogar, si ta muse brillanteN’eilt voulu célébrer que l’Insecte et la Piaule,
Flore et Faune auraient mis leur sceptre dans ta main ;De ce double royaume arbitre souverain,
Tu nous affranchirais de la noiiexcutcbs,
Qui du grand liviik au peuple interdit la lecture;Privilège odieux du Mandarin lettré,
Qui veut comprendre seul l’idiome sacré.
Aux incultes esprits ta sonore logiqueTraduirait de Linné la langue poétique,lit sa phrase nerveuse, assouplie en les mains,
De la science à tous ouvrirait les chemins.. ..
Tu peux encor, poète, être naturaliste!
Ah! pourquoi des Quarante as-tu grossi la liste?
Ce périlleux honneur, que^tu ne cherchais pas,
Prépare à ton hiver de rudes embarras :
Effrayés des labeurs du grand Vocabulaire,
Ils vont mettre à profit ta vigueur littéraire;
Dans cet ardu sentier, de leurs plus lourds fardeaux,Compagnons paresseux, ils vont charger ton dos.
Ils hâteront pour loi la vieillesse ennemie.
N’as-tu donc tant vécu que pour.l’Académie ?
Descends de ton fauteuil, et dans tes derniers jours,Crois-moi, Charles, reviens à tes premiers amours;
Cesse de mesurer d’une inquiète vueDu Lexique lointain la poudreuse étendue ;
Suis-moi loin de la ville, et pour tout horizon,
Embrasse les confins d’un pré de vert gazon.
Depuis la classification de Linné , on a décoiiveit un si grand nombre d’es-pèces exotiques, et même indigènes, qui ne pouvaient y entrer, qu’il a fallu éta-blir de nouvelles coupes secondaires dans son grand genre Papilio, compre-nant, comme nous l'avons déjà dit, tonte la famille des Diurnes. Les Diurnesd’Europe sont an nombre de trois cent dix espèces, distribuées dans treille el